Un Œil sur THE MAGNIFICENT

Carte d’Identité

1 – 4 joueurs

14 ans

90 min

Dés / Tuiles / Objectifs / Cartes

Expert

50 €

Auteurs : Eilif Svensson et Kristian Amundsen Østby
Illustrateur : Martin Mottet
Éditeur : Matagot
Distributeur : Matagot


2020



Une description rapide

Produisez des spectacles les plus fantastiques possibles en gérant votre troupe d’artistes !

Une partie se joue en trois manches et chacune d’entre elles compte quatre tours de jeu, dans lesquels les joueurs doivent à tour de rôle, effectuer trois étapes :
– Choisir un dé et le placer sur une de leurs quatre cartes « maitre » de leur zone de jeu
– Calculer la puissance de l’action égale à la valeur du dé choisi plus la valeur de tous les dés de même couleur de leur zone de jeu. Ils peuvent augmenter cette puissance de deux par gemme de même couleur défaussée. Les dés et les gemmes transparents sont considérés comme des « jokers ».
– Choisir une des trois actions possibles :
° Construire. Placer des tuiles « campement » sur leur plateau personnel selon la puissance obtenu et la couleur du dé choisi. Lorsqu’un bonus est recouvert, le joueur le récupère.
° Se déplacer. Avancer le wagon de la couleur du dé choisi du nombre de cases de la puissance obtenue. Les joueurs récupèrent toutes les gemmes et affiches dépassées par le wagon, ainsi que le chapiteau de son éventuelle case d’arrivée.
° Se produire. Selon la puissance obtenu, les joueurs résolvent un nombre d’affiches déterminé par la piste de « suivi des représentations ». Ils doivent défausser certaines gemmes et posséder les tuiles « campement » requises sur chaque affiche associée à un chapiteau pour obtenir de l’argent et des points de victoire.
En plus de choisir un dé, les joueurs peuvent utiliser leurs pions « Talent » comme bon leur semble sur les emplacements dédiés du plateau de jeu ou sur leurs propres tuiles talents afin d’obtenir des bonus et compétences particulières.
A la fin de chaque manche, les joueurs doivent payer autant de pièces que la somme des valeurs des dés de la couleur la plus élevée plus la valeur de tous les dés transparents dans leur zone de jeu. Ils choisissent ensuite une carte « maitre » disponible du plateau de jeu associée à une tuile « talent » et défaussent une de leurs anciennes cartes « maitre » juste après l’avoir résolu pour obtenir de points de victoire selon les conditions particulières qu’elle réclame.

La partie se termine à la fin de la troisième manche. Les joueurs résolvent leurs cartes « maitre » restantes mais ne récupèrent que la moitié de leurs points de victoire. L’argent est transformé en points de victoire et chaque zone de « campement » entièrement recouverte par des tuiles leur fait gagner quatre points de victoire. Le joueur ayant accumulé le plus de points sur l’ensemble de la partie l’emporte.

Oui ou Non

  • Une identité visuelle forte et subjectivement très jolie
  • Un thème, sur le papier, attirant
  • Des mécanismes nombreux et efficacement associés
  • Le « draft » de dés comme élément central du jeu
  • Des tours de jeu fluides avec une seule action à effectuer pour agir dans seulement trois domaines
  • Fonctionne très bien de 2 à 4 joueurs
  • Une très bonne rejouabilité, avec beaucoup de cartes « affiche », « maitre », deux plateaux de jeu et des plateaux individuels et asymétriques et différents
  • La boîte spécifique aux ressources
  • Un jeu expert plutôt accessible
  • Un thème complètement plaqué et illusoire, auquel on ne pense pas une seconde
  • Extrêmement mécanique et calculatoire
  • Très peu de tension et de frustration
  • Des interactions réduites à néant
  • Une ambiance glaciale autour de la table
  • Des pictogrammes partout et pas toujours très intuitifs
  • Un trop plein de mécaniques associées pour finalement peu d’originalité

En Résumé

THE MAGNIFICENT possédait sur le papier toutes les qualités pour me plaire. Il était décrit comme un jeu « expert » aux règles fluides reposant sur du « draft » de dés (une mécanique que j’adore) et aux multiples possibilités. J’étais même particulièrement attirée par son visuel sombre singulier et par sa thématique mettant en lumière le monde du spectacle. Tous ces éléments sont effectivement bien réels dans le jeu mais les sensations que j’ai éprouvées se sont révélées bien éloignées des promesses descriptives annoncées. Commençons par ce que j’ai aimé… J’ai immédiatement été séduite esthétiquement, et pourtant je sais que le jeu ne fait pas l’unanimité sur ce point. Le contraste entre le plateau de jeu très « noir » et les éléments de jeu (particulièrement les dés et les gemmes) « fluos » attise la curiosité et nous transporte dans un univers plutôt original. Le soucis est que nous ne voyons pas très bien le lien entre ce choix esthétique et le thème du jeu. D’ailleurs, et c’est l’un des soucis majeur de THE MAGNIFICENT, la thématique est globalement complètement absente… Quelques termes éparpillés par ci par là nous rappellent que nous sommes censés produire des spectacles en préparant notre troupe, et c’est bien tout. Le reste n’est que mécanique et calculs. Si bien qu’entre les choix esthétiques très sombres et le manque totale d’immersion, l’expérience ludique tourne à l’expédition polaire accentuée par l’absence d’interaction. Chaque joueur va passer son temps à calculer dans tous les sens, le nez dans le guidon, pour rentabiliser au maximum les actions choisies et les potentiels points de victoire à récupérer. Pourtant, le système de jeu est très fluide en proposant aux joueurs d’effectuer une seule action parmi trois à leurs tours de jeu. Cette « pureté » mécanique, très agréable, va pourtant perdre de sa saveur quand il va falloir décrypter en permanence les nombreux pictogrammes, pas toujours très intuitifs. Mais surtout, c’est l’accumulation de petites mécaniques autour de cette mécanique générale qui m’a définitivement perdue. On commence par du « draft » de dés, pour poursuivre vers de la récupération de ressources, du placement de tuiles, ou de la validation d’objectif, pour au final gérer sa main de cartes… D’un côté, l’association de tous ces éléments fonctionne efficacement. Mais de l’autre, THE MAGNIFICENT souffre d’un manque d’originalité dommageable. Et cet empilage mécanique enlève au final toute « pureté » et enfonce le clou dans notre difficulté à cerner vraiment le jeu. THE MAGNIFICENT n’est pas un mauvais jeu pour autant, et le fait de proposer un mélange bien fichu de tout ce qui peut exister mécaniquement dans les propositions ludiques actuelles peut devenir un atout pour certains joueurs. Ainsi il découle de ce « non choix » volontaire la possibilité de toujours optimiser quelque chose. Il y a toujours moyen de s’en sortir et de réaliser une action intéressante. Ce point aussi peut apparaitre clivant. Si certains joueurs trouveront dans cette grande liberté de s’exprimer, quelque chose d’appréciable, d’autres (dont je fait partie) seront gênés par le manque de frustration et de tension. Néanmoins, THE MAGNIFICENT propose de nombreuses options stratégiques permettant de se « casser la tête » tout en conservant un temps de jeu idéal. Sa rejouabilité est excellente, et son matériel est très agréable, notamment la boîte à ressources. Un autre point positif est sa parfaite jouabilité de 2 à 4 joueurs.


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