The Peak Team – Rangers

Auteur : Scott Almes
Illustrateur : Crocotame
Éditeur : Matagot
Distributeur : PTS


1-5 joueurs

10 ans

60 min

28 €

Octobre 2025

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Coopératif / Parcours

Familial / Amateur

Incarnez une équipe de Rangers dans un parc naturel, veillant à son bon fonctionnement et à la bonne santé de sa faune !

Réaliser toutes les missions et observer tous les animaux.

Une partie est une succession de manches, scindées en deux étapes. Lors de la première phase, les joueurs répartissent les cartes Provision qu’ils ont en main (résultantes de la manche précédente et nouvellement piochées) entre leurs deux voisins de table. Lors de la seconde phase, à tour de rôle, ils réalisent au minimum une action ou passent leur tour. Les actions consistent à jouer des cartes de leur main pour, soit déplacer leur Ranger sur le plateau de jeu en empruntant les chemins appropriés, soit observer l’animal de la zone occupée par leur Ranger. Les cartes affichent en effet deux informations : un animal spécifique et un équipement permettant d’emprunter un chemin déterminé. Ils peuvent également utiliser un jeton Soutien d’un de leurs partenaires pour bénéficier d’un déplacement de leur choix. Ce jeton se réactive en défaussant des cartes Provision affichant un total de quatre icônes. Le joueur actif, à la fin d’un déplacement, peut échanger des cartes avec un partenaire se situant dans la même zone, distribuer une nouvelle mission à chaque joueur (n’en possédant déjà pas deux en cours) s’il se trouve dans un Refuge, ou accomplir une mission si son Ranger est bien rendu au lieu qu’exigeait sa mission. Une manche se termine lorsque tous les joueurs ont passé leur tour.

La partie se termine sur une victoire collective si les participants ont accompli toutes les missions et observé tous les animaux à la fin de la sixième manche. À l’inverse, ils perdent immédiatement, si à la fin d’une manche, il reste quatre missions ou plus sur l’emplacement de la manche venant de se terminer.

  • Une direction artistique douce et sereine
  • Un chouette thème, plutôt immersif
  • Cinq niveaux de difficultés croissantes proposant de vrais défis, difficile à accomplir
  • Une mécanique accessible pour un jeu à faire découvrir au plus grand nombre
  • Un effet leader atténué
  • Un jeu coopératif dont les actions adverses font nos propres actions
  • Un titre remplit d’émotions intenses et variées
  • Une ambiance parfois à la limite d’un jeu d’ambiance
  • Une part de hasard non négligeable dans la réussite ou la défaite du groupe
  • Le feuillet en guise de livret de règles, vraiment pénible

Depuis quelque temps, je me surprends à prendre autant de plaisir, sinon plus, sur des jeux coopératifs. Suivant cette nouvelle tendance personnelle, j’ai hâte de découvrir THE PEAK TEAM, dont le thème me hype énormément.

Les joueurs incarnent donc des Rangers devant assurer le bien-être et la sécurité des animaux de leur réserve. Ils ont donc des missions à réaliser à certains endroits de la carte, qui tombent au compte-gouttes, et qu’ils doivent se répartir intelligemment selon les chemins pour les atteindre et le positionnement de chaque figurine. Aussi, ils doivent observer les animaux dans une zone spécifique. Les participants gagnent donc s’ils réalisent toutes leurs missions et qu’ils récupèrent tous les jetons animaux.

Et tout se fait à l’aide de cartes… Des cartes que chaque aventurier, au début de chaque manche, dispatche entre ses deux voisins. C’est bien simple, dans THE PEAK TEAM, seul, on ne peut rien ! Ce sont les partenaires qui nous permettent d’agir. Et rien que ça, c’est drôlement chouette ! Même si cette phase est censée se produire en silence, il est difficile de se retenir de réclamer ce qu’il nous manque. Cette étape peut prendre ainsi deux formes. Soit, c’est la foire aux bestiaux où chaque joueur quémande ou hurle quand il n’a pas ce qu’il souhaite, soit c’est le dilemme personnel respectueux des règles du jeu.

Mais ce qui crée autant d’animation, c’est l’ultimatum posé aux joueurs. Ils peuvent perdre immédiatement s’il leur reste encore quatre objectifs non dévoilés à la fin d’une manche. La tension est donc énorme et se ressent tout au long de la partie. Les participants s’expriment beaucoup dans une ambiance souvent survoltée par une pression temporelle qui ne cesse d’augmenter.

Pour un jeu pouvant s’assimiler à un « pick & deliver » (même si le « pick » n’existe pas réellement), une ambiance autour de la table aussi enjouée est plutôt rare. Attention, THE PEAK TEAM est loin d’être un party-game, mais il en prend quelques allures au milieu de moments de réflexion et de détresse lorsque les joueurs sentent la défaite se prononcer. Oui, le jeu vous met quelque peu la tête sous l’eau et c’est ça qui est bon justement. On se demande fréquemment comment il va être possible de s’en sortir. Parfois, le miracle a lieu… parfois.

Les cinq aventures proposées sont de vrais défis. C’est encore un point positif. Non, le jeu ne se ne bâcle pas en cinq parties. Il va falloir revenir dans cette ascension ludique, progresser ensemble, manœuvrer autrement pour se hisser au sommet. Les victoires sont épiques et chaque mission réalisée est un soulagement. En ce sens, THE PEAK TEAM produit de profondes émotions et sincères émotions.

Vous l’aurez compris, je suis sous le charme de ce jeu de « course d’orientation ». Son accessibilité permet de le sortir avec un large public. Sa direction artistique est douce comme un ours en peluche. Sa mécanique est un long fleuve tranquille. Bon, les joueurs souffrent, mais c’est pour la bonne cause ! Ah si, le hasard peut vous mettre dans le rouge, que ce soit dans la pioche de cartes Provision ou des missions. Mais encore une fois, c’est ça qui est bon ! Le « fun » vient en partie de ce facteur chance, accentuant encore les émotions vécues et les réactions des joueurs autour de la table. L’effet leader, même s’il peut exister, se révèle amoindri par rapport à d’autres jeux coopératifs. L’expérience, plutôt immersive, fait véritablement transpirer, et tout ça en 60 minutes. Qui dit mieux ?

Épique !

Du coopératif sans effet leader pour un jeu immersif, accessible et captivant !



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