Un Œil sur TOWER UP

Carte d’Identité

2-4 joueurs

8 ans

45 min

36 €

Octobre 2024

Exemplaire Presse

Auteurs : Grégoire Largey & Frank Crittin & Sébastien Pauchon
Illustrateurs : Nadege Calegari & Geoffrey Stepourenko & Laurent Escoffier
Éditeur : Monolith
Distributeur : Asmodee


Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Construction / Développement

Familial

Une description rapide

Construisez des gratte-ciels lucratifs en respectant le plan d’urbanisme !

Une partie est une succession de tours de jeu, durant lesquels le joueur actif réalise une des deux actions possibles :
+ Prendre une carte du marché, la défausser et récupérer les éléments inscrits dessus. Il peut s’agir d’étages de couleurs définies ou non, ou de marqueurs permettant de faire avancer un curseur sur son plateau personnel. Attention, un joueur ne peut posséder plus de dix étages dans son stock à la fin de son tour.
+ Fonder un nouveau bâtiment. Il s’agit de positionner un étage de son stock sur une case vide du plateau. Ce bâtiment doit être adjacent à un autre et présenter une couleur différente de ceux lui étant adjacents. Le joueur actif doit ensuite payer son coût en ajoutant un étage à chaque bâtiment adjacent (de la même couleur). Le joueur actif doit ensuite poser un toit sur un des étages qu’il vient de construire (sur le nouveau bâtiment ou sur un bâtiment adjacent). Enfin, il « score » dans la couleur du bâtiment sur lequel il vient de poser un toit. Il avance le curseur correspondant sur son plateau personnel d’un nombre de crans égal au nombre d’étages total que contient le bâtiment. Si jamais l’ensemble de ces curseurs ont atteint ou dépassé une colonne d’étoiles, il rejoue immédiatement.
À tout moment, si un joueur réunit les conditions d’un des trois objectifs mis en place en début de partie, il récupère le jeton de score le plus élevé correspondant.

La partie se termine lorsqu’un joueur pose son dernier toit. Il décompte alors ses toits encore visibles. Les adversaires font également le même décompte après un dernier tour. Le décompte final pour déterminer le vainqueur prend en compte :
– Les Millions récupérés par les cinq marqueurs personnels.
– Les Millions des objectifs réalisés.

Oui ou Non

  • Une édition quasiment parfaite
  • Des règles simples pour un jeu de blocages véritablement tactique
  • Des sensations de plus en plus tendues au fur et à mesure de la partie
  • L’idée géniale du coût de pose par la distribution d’étages supplémentaires sur les bâtiments adjacents
  • Une grande fluidité
  • Du placement plus subtil qu’il n’y paraît et très interactif
  • Un jeu pouvant réunir nouveaux joueurs et concurrents aguerris
  • Une illustration de couverture « sérieuse » peu attirante et une boîte imposante pour un jeu familial
  • Peu de cartes Objectif
  • Des sensations quelque peu « anciennes »

Mon Avis

Avec son illustration de couverture sérieuse et sa boîte imposante, TOWER UP peut brouiller les pistes, d’autant plus qu’il est édité par Monolith, davantage habitué aux gros jeux experts. Il n’en est rien. Le titre propose une expérience familiale surfant sur des mécaniques classiques.

Effectivement, à première vue, le jeu peut souffrir d’un manque de modernité. Les joueurs tentent d’obtenir le plus d’argent en construisant des gratte-ciel selon un plan d’urbanisme. Même le thème paraît quelque peu dépassé. La mécanique, quant à elle, met en scène des placements tactiques, taquins et très interactifs. À leur tour, les joueurs ont le choix entre récupérer des éléments ou bien poser des éléments. Jusque-là, rien de nouveau sous le soleil. TOWER UP s’apparente même quelque peu au système de jeu des AVENTURIERS DU RAIL.

Mais, une petite subtilité va subitement faire pencher le jeu dans une toute autre dimension. Le fait de payer des étages sur les immeubles adjacents à une nouvelle construction réalisée est une idée brillante sur laquelle se fonde toute la particularité du jeu. En effet, cet égrenage est source de nombreux blocages. Mais c’est aussi lui qui permet de construire des immeubles plus hauts et donc davantage pourvoyeurs de points de victoire.

Les concurrents, en posant un toit, à la fin d’une construction doivent choisir dans quelle couleur ils souhaitent progresser sur leur plateau individuel et donc marquer davantage de points en fin de partie. Mais ce n’est pas tout, ils doivent répondre également aux trois objectifs communs et tenter de recouvrir les toits adverses en restant le plus visible possible. C’est simple, c’est droit, c’est efficace. TOWER UP n’a pas un cheveu qui dépasse.

C’est simple, c’est droit, c’est efficace. TOWER UP n’a pas un cheveu qui dépasse.

Deux remarques. La première est le fait que le jeu soit peut-être trop propre. Non, mais comment puis-je oser dire une chose pareille ? TOWER UP tourne comme une horloge suisse. Les tours sont fluides, les enjeux clairvoyants, les règles épurées, le temps de jeu idéal. Je ne lui trouve aucun point faible. Il est le gendre idéal. Vous savez, celui qui manque un peu de fantaisie et de charme… La deuxième est le décalage entre la simplicité du propos et la profondeur de réflexions et les nombreux choix qui s’offrent aux joueurs. À première vue, on peut se dire « Ok, c’est tout ? » Et finalement, le « tout » est bien plus grand et riche qu’on ne le pense.

On peut lui chercher des noises, la vérité est que TOWER UP rend une copie presque parfaite.

On peut lui chercher des noises, la vérité est que TOWER UP rend une copie presque parfaite. On peut lui reprocher le plastique de son matériel, mais on ne boude pas non plus notre plaisir à manipuler les étages ou à observer le visuel final de la ville. L’édition en impose et tout est bien pensé pour rendre l’expérience agréable et facile. Le jeu n’apporte pas beaucoup de nouveautés, certes, mais ses petits « twists » le rendent au final plus singulier qu’il n’y paraît. L’expérience est bien plus subtile que les règles le laissent penser. TOWER UP a tout d’un grand, et pourrait bien devenir un classique.

Solide ! ★★★★✯

Un grand merci à ESPRIT JEU,
Boutique partenaire, qui par son soutien, m’a permis de réaliser cette chronique en me fournissant un exemplaire du jeu.



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