Carte d’Identité

Auteur : Phil Walker-Harding
Illustrateur : Matt Owen
Éditeur : Gigamic
Distributeur : Gigamic

2-4 joueurs

10 ans

35 min

30 €

Mars 2026

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
☑☐☐☐☐
☑☑☑☑☐
☑☑☐☐☐
☑☑☑☐☐
☑☑☐☐☐
☑☐☐☐☐
☑☑☑☑☐

Cartes / Tableau Building

Familial
Description Rapide

Recrutez une équipe de Héros pour gagner d’influence au Pays d’Absurdia !

Posséder plus de points que les adversaires.

Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif réalise une action parmi quatre possibles. La première possibilité est de recruter une carte Héros en payant son coût. Il s’agit de positionner une carte de sa main dans son tableau (grille de 4×4) adjacente à une carte déjà posée et d’activer ses zones de Recrutement et d’Activation (parfois en payant un coût ou sous conditions). La deuxième option consiste à défausser des cartes de sa main et d’en piocher des nouvelles (deux + le nombre de cartes défaussées). Il est également possible de gagner une Influence de son choix ou 10 pièces. À la fin de son tour de jeu, le joueur actif peut dépenser 6 points d’influence pour revendiquer une Quête.

La partie se termine à la fin du tour au cours duquel un joueur a recruté sa 16è carte Héros. Les joueurs additionnent les points de leurs tuiles Quête, de leurs cartes Héros dans leur tableau et de leurs ressources restantes (1 point par jeton Influence et 1 point pour 10 pièces) pour déterminer le vainqueur.


Oui ou Non

- La découverte fantaisiste et amusante des cartes Héros
- La variété apportée par la combinaison unique des cartes Personnage et Attribut
- Une direction artistique colorée et enthousiasmante
- Un « Tableau-Building » très classique mais très efficace
- Des cartes aux pouvoirs déséquilibrés et « pétés » rendant le jeu très « fun »
- La recherche d’optimisation pour ne pas recourir à une action basique
- La course aux objectifs amenant un peu de piquant entre adversaires
- Une mécanique très épurée donnant beaucoup de fluidité
- Un thème sans chichi
- Un jeu dynamique, rapide, et quasiment sans temps mort

- La mise en place avec la réorganisation des cartes Attribut et Personnage dans les pochettes
- Des sensations très solitaires


Mon Avis
MISFIT HEROES est signé Phil Walker Harding, et il ne déroge pas à la ligne éditoriale de l’auteur. Le jeu est très sophistiqué tout en proposant des choses simples.
Parlons des choses qui fâchent et qui émerveillent en même temps. Une carte de jeu est formée d’une carte Attribut transparente associée à une carte traditionnelle Personnage. Ces deux éléments sont réunis dans un « sleeve » pour proposer des cartes uniques à chaque partie. Des cartes à associer, il y en a une petite centaine de chaque côté. Autant dire que les joueurs ne s’ennuient pas lors de la mise en place. En effet, la principale particularité du jeu est de proposer des cartes différentes d’une partie à l’autre, mais faut-il les façonner ! Le jeu dans le jeu consiste donc à « fabriquer » les cartes avant de réellement commencer la partie. Si l’idée est aussi ingénieuse que brillante, ce moment « d’avant-match » devient vite pénible. Et je ne parle même pas du fait d’enlever le film protecteur sur l’ensemble des cartes transparentes avant la première partie. C’est le prix à payer pour jouer à MISFIT HEROES !
La principale particularité du jeu est de proposer des cartes différentes d’une partie à l’autre, mais faut-il les façonner !
Mais le jeu en vaut la chandelle. Déjà, l’association des deux entités forme des cartes mémorables, aussi bien dans leurs apparences que dans leurs noms. Si les joueurs trouvent le temps long à façonner leurs personnages ou autres bestioles, ils peuvent toujours s’attarder à observer les détails de chaque carte créée. Le résultat est bluffant ! Finalement, les joueurs éprouvent davantage de plaisir que d’ennui à découvrir le drôle de monde avec lequel il s’apprête à interagir.
Et alors, le jeu en lui-même, me direz-vous ? Il s’agit d’un « Tableau-building » plutôt classique dans lequel les joueurs gèrent l’argent et trois autres ressources pour s’accaparer des objectifs communs et des cartes lucratives en points de victoires. Le principe mécanique est vraiment basique et accessible, mais l’optimisation du « schmilblick » l’est beaucoup moins.
Oui, MISFIT HEROES est un jeu de cartes avant tout, avec une part de hasard non-négligeable, et des choix tactiques permanents à faire dans un temps de jeu raisonnable. Les joueurs construisent une grille de cartes de 4×4 en essayant de combiner les effets des cartes pour rafler le plus de points possibles. Le jeu est droit dans ses bottes et propose une expérience du même calibre. Il ne s’embête pas de règles superflues, ni d’une thématique alambiquée. Les concurrents recrutent des héros et c’est tout.
Vu comme ça, vous vous attendez à ce que je dise que la forme est bien meilleure et originale que le fond. Ce n’est pas faux, mais je prends beaucoup de plaisir à jouer à MISFIT HEROES. Pourtant, effectivement, hormis son histoire de création de carte unique (et ce n’est pas rien !), le jeu n’est pas très affriolant de nouveautés. Et bien, je m’en fiche complètement. Déjà, les pouvoirs des cartes sont super « cools » et parfois complètement pétés dans un sens comme dans l’autre. J’adore ça, car le titre devient, en conséquence, hyper satisfaisant. La course aux objectifs, qui représente la seule interaction du jeu, dynamise bien les actions des joueurs. Enfin, l’épure du « gameplay » donne une grande fluidité au titre.
Il est unique en son genre en proposant quelque chose d’extrêmement banal dans le fond du propos.
C’est un grand oui pour MISFIT HEROES. J’aime son côté opportuniste, sa mécanique basique, les effets hors-sol des cartes, leur découverte rigolote, la tension sur les objectifs et la direction artistique. Avec des capacités de cartes plus interactives, le jeu entrerait dans une dimension encore plus grande. Il est unique en son genre en proposant quelque chose d’extrêmement banal dans le fond du propos. L’expérience est à la fois légère et tactique en obligeant à bien gérer sa main de cartes pour éviter de perdre du temps à réaliser des actions basiques. C’est du bon les amis !

Au Final

Excentrique !
Un « Tableau Building » très classique et satisfaisant, rendu unique par la création de chaque carte en début de partie !
