Skyrise

Auteurs : Gavan Brown & Adam Wyse & Sébastien Pauchon
Illustrateurs : Andrew Bosley & James Van Niekerk
Éditeur : Lucky Duck Games
Distributeur : Neoludis


2-4 joueurs

14 ans

60 min

55 €

Décembre 2025

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Placement / Enchères / Contrôle de territoire

Amateur

Participez à la construction d’une cité flottante au dessus des nuages !

Obtenir plus de points que vos adversaires.

Une partie se joue en deux manches constituées d’une succession de tours d’enchères. Le premier enchérisseur place l’un de ses immeubles disponibles (pour la manche en cours) sur un quartier vacant de l’Île centrale ou sur un quartier vacant adjacent à un bâtiment déjà construit. En sens horaire, le prochain joueur peut surenchérir en plaçant un immeuble de valeur supérieure à celui posé précédemment sur un quartier vacant adjacent à celui-ci, passer son tour ou placer une merveille (seulement lors de la deuxième manche) sur un quartier vacant adjacent à l’enchère précédente. Un tour d’enchère prend fin lorsque tous les joueurs ont passé après la dernière enchère faite, s’il ne reste plus de quartier vacant adjacent à la dernière enchère ou après la pose d’une merveille. L’immeuble ayant remporté l’enchère est retourné (valeur invisible) alors que les autres joueurs récupèrent tous les immeubles posés lors de ce tour. Le vainqueur de l’enchère récupère l’éventuel disque présent (et active les effets de sa merveille gagnante si elle vient de reporter l’enchère). Le vainqueur d’une enchère débute la suivante. Dès qu’un joueur a construit son dernier bâtiment de la manche en cours, un décompte de points a lieu. Le joueur ayant construit le plus de bâtiments hauts dans chaque île remporte cinq points. Les joueurs remportent les points des deux cartes Panorama (rendues visibles en début de partie) autant de fois qu’ils réunissent les conditions requises.

Dès que tous les joueurs ont construit l’ensemble de leurs bâtiments, la partie se termine. En plus du décompte de fin de manche, les joueurs prennent en compte leurs objectifs secrets, leur collection de disques Mécène, Faction et Honoraire (posés sur le portrait de leur plateau personnel), leur éventuelle clé gagnée en mettant fin à la partie, et les points de tous leurs bâtiments construits pour déterminer le vainqueur. Pour ce dernier critère, il s’agit de multiplier le nombre de bâtiments construits dans un quartier par la valeur atteinte sur la piste Philosophes de même couleur (en amassant des disques).

  • Une revisite esthétique et thématique bienvenue
  • Un plateau modulable permettant davantage de variété que Metropolys
  • Une expérience davantage tournée vers les joueurs initiés
  • Des règles accessibles pour des choix tactiques profonds
  • Une mécanique d’enchères sur fond de placements ouverts absolument génialissime
  • Des interactions grinçantes et permanentes
  • Du contrôle de territoires subtil
  • Des règles un peu plus touffues que le jeu d’origine, rendant l’expérience moins droites dans ses bottes
  • Des sensations moins tendues que sur le jeu d’origine

SKYRISE est une refonte de METROPOLYS, un jeu Ystari datant de 2008. Si les légers changements niveau « gameplay » peuvent ne pas convenir aux joueurs de la première heure, soucieux de conserver une certaine pureté, on ne peut que se réjouir de voir réapparaître un titre d’une telle qualité, et qui plus est, dans un écrin bien plus valorisant.

En effet, sur le plan esthétique, il n’y a pas photo. SKYRISE met du baume au cœur, là où le jeu d’origine nous plongeait dans une petite dépression. Si l’illustration de couverture de METROPOLYS faisait tout de même son petit effet, son matériel très sombre ne suscitait vraiment aucune envie et rendait la lisibilité difficile. Ici, tout est bien plus lumineux et chaleureux. Les couleurs pâles du plateau de jeu mettent en avant les immeubles prenant position progressivement. Le rendu visuel a vraiment de la gueule, pardonnez moi l’expression. De plus, le plateau, désormais modulable, assure davantage de variété, et son relief offre un plaisir de jeu décuplé.

Le thème a également été dépoussiéré. Il est question ici de construire une ville futuriste dans le ciel. Cette modernité s’apprécie d’autant plus pleinement que, mécaniquement, le jeu conserve toute sa saveur. Les enchères géographiques fonctionnent toujours aussi efficacement et se révèlent véritablement subtiles. À leur tour, les joueurs ont le choix entre positionner un de leurs immeubles sur un quartier inoccupé et adjacent à la proposition de l’adversaire précédent, de façon à le surclasser, ou passer. En effet, les constructions présentent des valeurs, asymétriques d’un participant à un autre. Le concurrent remportant l’enchère s’empare du quartier de son dernier positionnement. Ce système de jeu impose une grande fluidité conserve sa belle accessibilité d’antan et présente toujours une élégance exceptionnelle.

Pourtant, des changements notables apparaissent et rendent le jeu plus initié que celui d’origine. Il existe désormais deux manches avec deux décomptes de points d’objectifs communs et de contrôles de zone par la hauteur des buildings. Les joueurs ont également la possibilité de construire une merveille, lors de la deuxième manche, permettant un « scoring » spécifique. Aussi, les types de jetons à récupérer dans les quartiers conquis sont plus variés et répondent davantage à un objectif de collection, fonction des sols occupés. Mais cette nouvelle version abaisse quelque peu la tension en bouleversant les règles de fin de partie, laissant à tous les joueurs la possibilité de poser l’ensemble de leurs immeubles. Le jeu devient ainsi bien moins punitif, ce que je déplore même si c’est dans l’air du temps. L’attente devient alors une arme de choix alors qu’elle était très risquée auparavant. D’un autre côté, la vigilance est renversée. Il ne faut surtout pas abandonner certains emplacements très rentables vacants en fin de partie et potentiellement disponibles pour un adversaire choisissant une stratégie de temporisation.

SKYRISE modernise donc assez brillamment METROPOLYS. On peut sans doute lui reprocher d’être moins droit dans ses bottes, mais le résultat est plus attirant, plus technique, plus dynamique et moins répétitif. Sa grande force réside dans sa mécanique d’enchères sous forme de placements ouverts. Le concept est absolument génial, et suscite des interactions grinçantes et un plaisir remarquable. Bref, si vous ne connaissez pas METROPOLYS, foncez ! Et si vous le connaissez, vous pouvez y aller les yeux grands ouverts !

Remarquable !

Des enchères subtiles et du contrôle de territoire taquin pour une revisite superbe de Metropolys !



2 commentaires

  1. Bonjour ! Cette phrase est fausse : « Dès qu’un joueur a construit son dernier bâtiment de la deuxième manche, la partie se termine après un dernier tour d’enchères. » Il y a une erreur de traduction dans la VF. Et pourtant, dans la VF toujours il est indiqué que le jeu se termine lorsque tous les joueurs ont posé tous leurs bâtiments. La règle VF en ligne a été corrigée sur le site de Lucky Duck.
    Cette erreur est terrible car c’est un des principaux changements par rapport à Metropolys.

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