Carte d’Identité

Auteur : Reiner Knizia
Illustratrices : Anna Przybylska & Kate Redesiuk
Éditeur : Lucky Duck Games
Distributeur : Neoludis

2-4 joueurs

10 ans

60 min

38 €

Novembre 2025

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Placement / Tuiles / Majorités

Familial
Description Rapide

Prenez le contrôle stratégique des territoires et des châteaux nouvellement restaurés !

Obtenir plus de points de victoire que vos adversaires.

Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif réalise trois étapes. Dans un premier temps, il place la tuile qu’il a en main sur une case libre du plateau de jeu, face visible. Il existe trois types de tuiles (fermes agricoles, fermes énergétiques, communautés) devant être placées sur des cases correspondantes à leur type. Dans un second temps, le joueur actif marque des points en rapport avec la tuile placée. Les fermes octroient un nombre de points égal au nombre de fermes de même type présentes dans le groupe créé ou agrandi. Les Communautés octroient des points uniquement lorsque toutes les cases d’une ville sont complétées, selon un principe de majorité. De plus, si la tuile placée est adjacente à un Château, le joueur actif peut revendiquer son contrôle s’il occupe le plus de cases adjacentes. De la même façon, lors de la pose de la première tuile adjacente à une Cathédrale, le joueur place un pion Étage de sa couleur sur cette case afin de récupérer une carte Mission. Enfin, le joueur actif pioche une nouvelle tuile de sa réserve, face cachée.

La partie prend fin lorsque tous les joueurs ont posé toutes leurs tuiles. Les joueurs ajoutent à leurs points marqués en cours de partie ceux octroyés par leurs communautés dans des villes incomplètes, ceux de leurs châteaux sur le plateau de jeu (5 points) et ceux de leurs cartes Mission réussies.


Oui ou Non

- Un beau jeu, attirant visuellement, au matériel agréable
- Des règles très simples pour une expérience ultra fluide
- Des choix tactiques malins et tendus
- Des interactions froides, jouissives et permanentes permettant de contrer les adversaires sans affrontement direct
- Les deux cartes, offrant deux façon de jouer différentes
- Les objectifs personnels apportant défis et rebondissements
- Un jeu de placements et de prises de majorités extrêmement efficace

- Pas très novateur
- Une lisibilité pas toujours évidente

Mon Avis
J’entends parler de REBIRTH depuis un sacré bout de temps sans jamais avoir eu l’occasion d’y jouer. Depuis son arrivée dans ma ludothèque, les parties s’enchaînent. Cela vous donne un indice certain sur ce que j’en pense.
En premier lieu, il y a une illustration de couverture alléchante, accompagnée d’une découverte matérielle extrêmement agréable. Les châteaux et les étages de cathédrales, conçus en bois recyclé, font palpiter mon cœur de rockeuse, euh de joueuse, pardon ! Le plateau de jeu, réversible, est joli tout plein, et la règle du jeu renverse tout sur son passage par sa droiture et sa clarté. Il faut dire qu’en à peine quatre pages, sa lecture est pliée. Pas besoin de millions de règles pour faire un grand jeu. Ici, l’épure est au rendez-vous pour notre plus grand plaisir.
Et lorsque l’épure s’accompagne d’une telle fluidité en jeu, le plaisir est à son maximum. Une petite tuile à poser et le tour est joué ! Et pourtant, les dilemmes sont ardus et chaque placement est tendu. Oui, parce que REBIRTH est un jeu de placement abstrait, très tactique, dans un but principal de prises de majorité et de réalisations d’objectifs.
Les dilemmes sont ardus et chaque placement est tendu.
Selon la carte jouée, ils peuvent être personnels ou communs et cela change considérablement la façon de jouer. En effet, les deux faces du plateau proposent deux « gameplay » aux sensations différentes alors même que les règles restent en grande partie semblables. C’est fort !
Alors, oui, il y a bien deux petits bémols de rien du tout. Le premier concerne la lisibilité du plateau, de plus en plus difficile au fur et à mesure que la partie progresse. Le deuxième, c’est l’impression non-novatrice du titre. Rien de bien nouveau à l’horizon, mais quand le bazar est aussi bien fait, on s’en fiche complètement.
Tout le monde tombe sous son charme à la fois désuet et très sûr de lui.
REBIRTH est un modèle du genre. Avec ses attributs très classiques, il parvient à embarquer tout de même beaucoup de joueurs et néophytes sur son chemin. Tout le monde tombe sous son charme à la fois désuet et très sûr de lui. Dans la catégorie familiale, il frappe très fort. Il me fait étrangement penser à SAMURAÏ, du même auteur, pour son côté franc du collier et sournois à la fois. En effet, il est possible et presque inévitable d’embêter ses petits camarades de manière froide, voire presque détachée, alors même qu’on leur met de sacrés coups de bâtons dans les dents !

Au Final

Redoutable !
Du placement de tuiles et des majorités subtiles pour un jeu familial d’une efficacité fracassante !

Du Knizia pur jus 👍🏻.
Ludiquement.
Ludtche.
http://www.facilyjeux.com
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