La Città

Auteur : Gerd Fenchel
Illustrateur : Lukas Siegmon
Éditeur : Grail Games
Distributeur : PTS


2-5 joueurs

14 ans

60 min

55 €

Juillet 2025

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Placement / Majorité

Expert

Incarnez le Maire d’une ville pittoresque de la Renaissance, et faites en sorte d’étendre votre population.

Une partie se déroule sur six manches, appelées années, composées de huit phases jouées successivement :
Placer les cartes Voix du Peuple. Le premier joueur pioche 4 cartes de la pile correspondante, en place une face visible et les trois autres face cachée sur l’emplacement correspondant du plateau de jeu.
Revenus. Chaque joueur reçoit une pièce d’or pour chaque Carrière possédée adjacente à une Montagne (deux pièces si adjacentes à deux Montagnes).
Croissance de la population. Chaque joueur ajoute un citoyen sur chacun de leurs châteaux (sans dépasser la limite de population autorisée).
Action. En sens horaire, les joueurs effectuent une des trois actions possibles :
° Jouer une carte Joueur. Les joueurs disposent de trois cartes devant eux. Ils peuvent appliquer un des trois effets inscrits avant de retourner la carte utilisée : prendre deux pièces d’or, construire une nouvelle ville (une fois par an) et positionner un citoyen d’une autre ville possédé et deux de la réserve sur la tuile Château mise en place, construire un petit bâtiment.
° Jouer une carte Politique. Les joueurs choisissent une des sept cartes Politique disponibles face visible et réalisent un de ses effets avant de la positionner face cachée devant eux.
° Passer. Les joueurs piochent une carte Politique de la pile et la positionne face cachée devant eux sans la regarder.
Décompte de la Voix du Peuple. Lorsque les joueurs possèdent cinq cartes face cachées devant eux, ils retournent les trois cartes Voix du peuple pour les rendre visibles. Les cartes affichent des Services. Le Service le plus répandu représente la Voix du peuple pour l’année en cours.
Migration des Citoyens. Les joueurs comparent le Service choisi par la Voix du Peuple de leurs villes avec les villes voisines (séparées de deux hexagones ou moins). Si la ville d’un joueur possède plus de Services que les villes voisines, ils s’accaparent d’un Citoyen par ville concernée et le place sur son Château. À l’inverse, les adversaires récupèrent un Citoyen si leur ville possède le plus de Services choisis par le peuple. Par la suite, les joueurs relogent leurs citoyens dans leurs villes (une figurine sur chaque bâtiment, les autres dans le Château). Les bâtiments extérieurs ne possédant plus de citoyen sont alors démolis.
Nourrir les citoyens. Les joueurs doivent posséder autant de jetons Nourriture que de citoyens dans leurs villes sous peine de retirer des citoyens non nourris et de perdre une de leurs cartes Joueur.
Changer de Premier joueur. Le joueur à gauche de l’ancien premier joueur endosse ce rôle.

La partie se termine à la fin de la sixième année. Le décompte final pour déterminer le vainqueur prend en compte :
Un point par Citoyen.
– 3 points pour chaque ville affichant les trois Services.
– 5 points de malus pour les citoyens non nourris de la dernière année.

  • Du placement de tuiles tactique
  • Une mécanique autour d’un marché de cartes très enthousiasmante
  • Un objectif de majorité clair et sans chichi avec un « scoring » étonnamment pur
  • Des phases d’actions fluides
  • Des interactions fortes
  • Visuellement peu attrayant
  • Les tuiles recto-verso
  • Des débuts de parties téléphonés
  • Un manque de lisibilité
  • Un hasard très présent pour un jeu de gestion
  • Le rythme haché par les phases de jeu

LA CITTÀ est une réédition d’un jeu sorti en 2000. C’est Grail Games qui s’y colle, et j’avoue m’être demandé un peu pourquoi… On ne peut pas dire que le jeu revient dans de nombreuses conversations. Qu’à cela ne tienne, je suis toujours partante pour découvrir des vieilleries rajeunies.

Ma première impression est mitigée. Déjà, visuellement, ce n’est pas folichon. Le matériel est sombre, et fait malheureusement aussi vieillot que le jeu d’origine. Un petit coup de « boost » lui aurait fait un bien fou, mais tant pis. Vient ensuite la mise en place et là, c’est le drame. Je m’explique… Les participants ont deux solutions, soit sortir toutes les tuiles du thermoformage de la boîte et se prendre le chou à les classer, soit les laisser et lorsque l’une d’entre elle doit être ajoutée au plateau de jeu, se jouer du hasard pour trouver la bonne tuile sur son verso. Oui, les tuiles recto-verso, c’est chiant, sachez-le ! Heureusement, après quelques parties, ceux qui n’ont pas la mémoire qui flanche se souviennent des faces des tuiles, ou presque !

Mais le plus gros souci du jeu est ailleurs. Il s’appelle la lisibilité. On ne voit pas grand-chose franchement. Les tuiles sont petites, se ressemblent. Les symboles des services ne diffèrent que par leur couleur, les citoyens gris ont bien du mal à se faire remarquer…

C’est d’autant plus dommage que ce jeu de prises de majorité et de placement de tuiles tourne très bien. L’idée des trois actions de base et d’un marché d’actions plus puissantes est chouette. La phase d’action est fluide. Le décompte final se révèle limpide. D’ailleurs, cette pureté de « scoring » donne à LA CITTÀ un caractère assez singulier. Malheureusement, deux choses me chagrinent dans l’expérience même. La première, c’est le manque de voies stratégiques, notamment en début de partie. Les joueurs font tous un peu la même chose. La deuxième concerne les majorités autour des services à posséder dans ses villes. La mécanique impose de la gestion, qui s’avère quasiment impossible à réaliser puisque les cartes Choix du peuple, déterminant les services décomptés en fin de manches sont pour les trois-quarts face cachée.

Pour cette dernière raison, LA CITTÀ perd beaucoup d’intérêt. Et pourtant, je le redis, il y a du bon dans ce schmilblick. Mais le rythme saccadé causé par les différentes phases a fini de me perdre définitivement.

Décevant !

Du placement et des majorités sympathiques mais gâchés par un côté hasardeux et un manque de lisibilité !



2 commentaires

  1. Had to use a translator to read (this is among the very few bits of info you can find so far about this version).
    I think nowadays its rare to find honest, critical reviews. For that I say Merçi

    J’aime

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