
Carte d’Identité

2-4 joueurs

10 ans

30 min

18 €

Août 2024

Exemplaire Presse

Auteurs : Mathieu Can & Maxime Mercier
Illustrateur : Zael
Éditeur : Studio H
Distributeur : Gigamic
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Cartes

Amateur
Une description rapide
Remportez le pactole au Casino de Ratcity !
Une partie se déroule en plusieurs manches scindées en trois étapes :
– Préparation. Les six jetons Bonus sont jetés en l’air et placés au centre de la table. Les joueurs reçoivent deux cartes en main. Ils placent l’une d’entre elles dans leur zone de jeu, face cachée. Toutes les autres cartes sont mélangées pour former une pioche dont une seule carte est révélée pour constituer une défausse.
– Tour de Jeu. En sens horaire, les joueurs réalisent deux actions successives jusqu’à ce qu’un participant déclenche la fin de la manche :
° Piocher. Le joueur actif récupère la première carte de la pioche ou la première carte de la défausse.
° Jouer une carte. Le joueur actif joue l’une des deux cartes qu’il a en main. Il existe trois possibilités :
+ La poser dans sa zone de jeu, face cachée, sans effet.
+ La poser dans sa zone de jeu, face visible, et appliquer son effet immédiatement et intégralement.
+ La défausser pour retourner une carte de sa zone de jeu, face cachée, et appliquer son effet immédiatement et intégralement.
Attention, à la fin d’un tour de jeu, si un joueur dépasse une valeur totale de 25 sur ses cartes visibles, il est éliminé de la manche en cours. Si cet effet est produit par un adversaire, celui-ci remporte un point.
– Fin de manche. La manche se termine si une des trois conditions suivantes est remplie :
° Un joueur totalise exactement 25 sur ses cartes visibles. Il remporte un point de victoire.
° Il ne reste plus qu’un seul joueur en jeu. Il remporte un point.
° La pioche est épuisée. Le joueur totalisant la plus grande somme sur ses cartes visibles sans dépasser 25 remporte un point.
La partie s’achève dès qu’un joueur possède trois points de victoire. Il remporte la partie.


Oui ou Non

- Une très belle édition à tiroir aux illustrations craquantes
- Des règles accessibles pour un jeu moins familial qu’il ne paraît
- Des interactions fortes et frontales
- Un système de jeu basé sur l’utilisation ou non des capacités de cartes
- Des choix tactiques malins
- Une belle variabilité apportée par quatre sets de cartes à associer différemment

- Un manque de dynamisme général
- Un hasard omniprésent associé à un manque de contrôle global
- Des calculs incessants

Mon Avis
La gamme « tiroir » de Studio H n’en finit plus de grandir. Après le couronné ORIFLAMME, l’excellent VAALBARA, les plus discrets MANDRAGORA et NUTTY BUSINESS, voici le petit dernier… J’ai nommé RATJACK.
Pourquoi ce nom ? Parce que la mécanique du jeu emprunte au Blackjack pas mal d’éléments, notamment une valeur à ne surtout pas dépasser ou une mise en place très proche du célèbre jeu de cartes. Aussi, les joueurs incarnent des rongeurs bien décidés d’en découdre au Casino de la ville. Certes, le contexte est amusant, mais il est surtout prétexte à de splendides illustrations, qui vont de pair avec un matériel vraiment très agréable.
Les sensations sont plus en demi-teinte. Déjà, les règles sont accessibles alors que la mécanique demande beaucoup de roublardise. Si cet écart surprend et s’avère intéressant, il peut troubler quelques joueurs, qui se retrouvent bien incapables de comprendre les enjeux de poser telle ou telle carte, face visible ou cachée. En proposant quatre sets de cartes aux effets différents, les participants passent beaucoup de temps à lire et relire les capacités. Le jeu devient alors poussif et la fluidité, promise par les règles du jeu, en perd son latin. Le dynamisme s’éloigne malheureusement au fil de la partie.
Il disparaît presque totalement lorsque les joueurs calculent les valeurs qu’ils ont devant eux et devant chacun de leurs adversaires. Ces additions sont incessantes et obligatoires s’ils veulent jouer dans la même cour que les autres rats. En effet, le côté « fun » du jeu réside essentiellement dans l’élimination des autres en leur faisant dépasser 25 sur leurs cartes face visible. Il est donc impossible de faire l’impasse sur les mathématiques. Ce sont bel et bien les effets des cartes qui permettront de s’en prendre aux autres. Les interactions sont fortes, et j’aime ça.
Il est impossible de faire l’impasse sur les mathématiques.
Même en étant un fin stratège, c’est souvent le hasard qui détermine une fin de manche précipitée. C’est un soucis de plus. Il suffit de piocher la bonne carte au bon moment pour atteindre 25 et mettre les espoirs de nos camarades à terre. C’est injuste, mais c’est le jeu ma pauv’lucette.
Il est familial sans l’être réellement, fluide tout en réclamant pas mal de patience, tactique et très hasardeux.
Ainsi, RATJACK a un peu le popotin entre deux chaises. Il est familial sans l’être réellement, fluide tout en réclamant pas mal de patience, tactique et très hasardeux. Il ne faut pas attendre de lui autre chose qu’un divertissement léger et sans prétention. Il peut même se retrouver catalogué dans les jeux d’ambiance puisqu’il induit une part de « bluff » sur les cartes face cachée. Ce n’est pas le jeu de l’année de mon côté, mais je ne dis pas non à une partie de temps en temps, entre deux « Curly ».

Au Final
Sympathique !
★★★☆☆
Un jeu de cartes agréable, fourbe et interactif qui manque malheureusement de rythme !
