
Carte d’Identité

2- 6 joueurs

7 ans

30 min

Cartes / Défausse

Familial

Janvier 2024

12 €

Auteurs : Hope S. Hwang & Yohan Goh & Gary Kim
Illustrateur : Crocotame
Éditeur : Helvetiq
Distributeur : Wilson Jeux
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Interactions
Variété
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Exemplaire Presse
Une description rapide
Débarrassez-vous de vos cartes !
Une partie se déroule en plusieurs manches, divisées en tours. Au début d’un tour, le Premier joueur pose une de ses cartes en main, face visible, au centre de la table. Ensuite, en sens horaire, les participants peuvent :
– Jouer une ou plusieurs de leurs cartes. La valeur posée doit être strictement supérieure à la valeur présente sur table. Il est possible de jouer le même nombre de cartes ou une carte de plus que celles déposées par le joueur précédent. Les cartes jouées en même temps, doivent être de même couleur ou valeur et la valeur totale est égale au plus grand nombre formé en accolant les cartes. Après avoir joué une ou plusieurs cartes, le joueur actif doit récupérer une carte jouée par le joueur précédent avant de laisser sur table uniquement ses propres cartes jouées.
– Passer. Il sera possible de jouer à nouveau au prochain tour de jeu.
Un tour se termine lorsqu’il ne reste plus qu’un joueur à ne pas avoir passé son tour. La dernière personne à avoir joué une carte débute un nouveau tour.
Une manche se termine lorsqu’un joueur n’a plus de cartes en main. Attention, le Premier joueur peut, s’il ne possède que des cartes de même valeur ou couleur, toutes les jouer en début de tour et mettre fin à la manche. Les joueurs marquent autant de points que le nombre de cartes qu’ils ont en main avant de débuter une nouvelle manche.
La partie se termine dès qu’un joueur atteint 15 points. Le joueur avec le moins de points remporte la partie.

Oui ou Non

- Un format toujours aussi impeccable
- Un jeu de cartes minimaliste, sans chichi
- Une mécanique de défausse traditionnelle, associée à un « twist » malin
- Un jeu très familial, aussi léger que spontané
- Des réflexions basées sur les possibilités de combinaisons

- Des réflexions trop légères et non compensatrices d’un hasard très présent
- Des sensations plates et répétitives

En Résumé
ODIN est le petit dernier d’Helvetiq. Le terme « petit » n’est pas galvaudé tant le minuscule format de cette gamme porte en grande partie son succès.
Nous sommes donc chez les Vikings. Bon, même si une explication thématique prend place en toute fin de la règle du jeu, clairement, on s’en fiche, mais alors complètement ! Le seul truc : ce thème est prétexte à de belles illustrations, au style d’ailleurs étrangement doux pour un peuple guerrier. ODIN est un jeu de cartes, de défausses de cartes même, tout sauf immersif.
Les joueurs auront donc pour but de se débarrasser plus vite que leurs adversaires de leurs cartes en main. Simple, basique, élémentaire, devrais-je même dire ! Mais, ODIN présente quelques twists pour le sortir de son manque d’audace et d’originalité. Le premier consiste à toujours jouer une valeur strictement supérieure aux cartes jouées précédemment. On peut d’ailleurs jouer le même nombre de cartes ou une de plus, créant un nombre (le plus grand possible) par la juxtaposition de chiffres. Ces chiffres doivent être de même valeur ou de même couleur. Oui, mais encore ? Et bien, le joueur actif se trouve dans l’obligation de récupérer une carte déposée par le participant précédent, ce qui s’avère être quasiment les seuls choix tactiques à opérer.
ODIN souffre d’une présence à haute dose de hasard.
En effet, ODIN souffre d’une présence à haute dose de hasard. Si votre main de départ se compose de valeurs et de couleurs se combinant à la perfection, il n’y a pas match ! L’inverse est aussi vrai. Le seul petit hic ou espoir qui peut surgir vient de la carte récupérée, après avoir joué, qui peut réduire vos combinaisons ou les optimiser. Après, tout est question de faire les combinaisons les plus efficaces possibles au moment opportun ou bien de passer dans le bon tempo. Rien de bien folichon.
Alors, oui, le jeu est sans doute malin, mais les choix à effectuer ne nous ont pas motivé plus que ça, moi et mon groupe de joueurs. L’expérience est plate et répétitive et les décisions manquent d’importance pour amener le jeu dans une tension, nécessaire à son type, et qui lui manque cruellement. En fin de manches par exemple, les perdants marquent un ou deux points le plus souvent, ce qui rend les parties longues. Et malgré un suspens existant, à aucun moment, on ressent une grande excitation. Non, les cartes défilent de façon presque mécanique, sans enthousiasme.
Le jeu est malin et prendra peut-être toute sa place au sein de familles, non-joueuses, ou recherchant des choses extrêmement simples et limitées en réflexion.
Pourtant, je le redis, le jeu est malin et prendra sans doute toute sa place au sein de familles, non-joueuses, ou recherchant des choses extrêmement simples et limitées en réflexion. Après tout, il en faut pour tous les goûts. Il est de la même veine qu’un SKYJO, dans son accessibilité et sa spontanéité. Ce n’est déjà pas si mal. Si vous souhaitez passer un moment agréable, sans aller chercher plus loin, passez par ODIN. Personnellement, je passe mon tour.
Au Final
Sympathique !
★★✯☆☆
Un jeu de cartes malin, mais trop hasardeux pour convaincre réellement !


