
Carte d’Identité

1-5 joueurs

12 ans

90 min

Enchères / Placement

Amateur

Septembre 2023

40€

Auteurs : Jens Christopher Ulrich & Richard Ulrich, & Wolfgang Kramer
Illustrateur : Lukas Siegmon
Éditeur : Don’t Panic Games
Distributeur : Don’t Panic Games
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Interactions
Variété
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Exemplaire Presse
Une description rapide
Incarnez le chef d’une puissante dynastie aristocratique italienne, et soutenez architectes, artistes et savants pour renforcer votre prestige !
Une partie se déroule en sept tours de jeu, composés de deux phases :
– Phase d’Enchères. Le premier joueur mise 200 Florins sur n’importe quel élément présent sur le côté gauche du plateau. Dans le sens horaire, les joueurs peuvent miser 100 Florins supplémentaires de plus que le précédent joueur ou passer leur tour définitivement. Le meilleur enchérisseur remporte l’élément et le rajoute à son espace de jeu. Chaque élément possède ses propres caractéristiques :
° Les cartes Prestige permettent de remporter des points en fin de partie sous condition.
° Les cartes Recrutement s’échangent contre une carte Profession visible d’un autre joueur.
° Les Paysages permettent l’adjacence à un bâtiment sur les plateaux personnels des joueurs et font remporter des points à partir du deuxième similaire possédé.
° Les Architectes octroient des réductions pour la construction de Bâtiments et autorisent des positionnements adjacents.
° Les Saltimbanques augmentent la valeur des Œuvres de deux points.
– Phases d’Actions. Dans le sens horaire, chaque joueur effectue deux actions parmi :
° Réaliser une Œuvre. Il s’agit de jouer une carte Profession de sa main dans sa zone de jeu en s’assurant que sa valeur soit au minimum celle qu’impose le tour de jeu en cours. La valeur d’une carte est déterminée par l’adéquation entre les préférences de l’artiste ou du savant décrites sur la carte Profession et les aménagements de sa Principauté. Le joueur reçoit 100 Florins par point de valeur, qu’il peut immédiatement convertir en points de victoire, pour tout ou partie, à raison d’un point pour 200 Florins.
° Construire un Bâtiment en payant son coût et l’ajouter à sa Principauté, sans adjacence possible avec un autre Bâtiment.
° Récupérer des cartes Bonus pour les utiliser dans la réalisation d’une Œuvre ultérieure (augmente sa valeur sous condition).
° Récupérer une carte Profession
° Acheter une tuile Liberté.
À la fin de chaque tour, le joueur ayant réalisé la plus belle Œuvre (la plus grande valeur) obtient trois points de victoire. Le marqueur premier joueur circule au joueur suivant se situant sur la gauche de l’ancien.
La partie se termine à la fin du 7ème tour de jeu. Les joueurs ajoutent les points de leurs cartes Prestige aux points accumulés en cours de partie pour déterminer le vainqueur.


Oui ou Non

- Un matériel agréable
- Une mécanique forte, simple, accessible, pure
- Un jeu d’enchères très contraignant, créant autant de frustration que de fierté
- Des choix tendus, notamment dans les gains d’argent et de points de victoire
- Un jeu classique, mais qui n’a pas mal vieilli !
- Un temps de jeu idéal

- Des illustrations pas à la hauteur d’une réédition moderne
- Un chouette thème mais vite oublié devant une mécanique trop forte pour lui
- Un livret de règles un peu confus
- Bien meilleur à partir de quatre joueurs



En Résumé
J’avais évidemment entendu parler des PRINCES DE FLORENCE sans n’avoir jamais eu l’occasion d’y jouer. Les éloges à son sujet m’ont donnés une envie folle de découvrir sa nouvelle mouture, éditée par Don’t Panic Games.
Je vais être très honnête dès le début. Je ne suis pas fan des choix esthétiques. Je trouve les traits grossiers et vraiment très peu modernes. Cela dit, je n’aimais pas non plus ce que j’avais pu apercevoir de l’ancienne version « maronnasse ». Cependant, en jouant sur le côté « vintage », le thème est sans doute mis en avant davantage, même si la mécanique va nous le faire rapidement oublier.
Certes, les joueurs vont construire leur principauté en construisant bâtiments prestigieux et environnement luxuriant. Sur le papier, je suis conquise. Clairement, le thème est là pour nous en mettre plein les yeux, mais très peu pour justifier la mécanique, pourtant imparable. Revenons sur cette mécanique, ou plutôt ces mécaniques. LES PRINCES DE FLORENCE associe des enchères avec de la pose de tuiles. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela fonctionne à la perfection. Certes, le jeu a pris un petit coup de vieux et apparaît vraiment très très classique aujourd’hui. Mais quand les joueurs ne ressentent pas les presque 90 minutes de jeu, tous les doutes s’effacent. Les PRINCES DE FLORENCE est un grand titre, point, à la ligne.
La phase d’enchère d’abord, est très basique, mais repose sur une originalité subtile. C’est en effet au premier joueur de déterminer l’élément sur lequel les joueurs vont s’enquiquiner à grands coups de 100 florins supplémentaires. Et cet élément ne pourra plus être récupéré par un autre joueur dans le même tour. Les choix sont donc limités et tendus. Effectivement, le fait que les enchères soient aussi « encadrées », avec une somme de départ fixe et des ajouts imposés surprend. Le manque de liberté peut déstabiliser, mais il est au service d’une élégance minimaliste franchement agréable dans un moment où les jeux veulent en mettre toujours plus et partout.
Le manque de liberté peut déstabiliser, mais il est au service d’une élégance minimaliste franchement agréable.
Cette phase permet aussi de réchauffer les cœurs dans un jeu aux visuels et au thème assez froids. En effet, la deuxième phase d’actions, est bien plus solitaire entre construction de bâtiments, agencement de sa principauté et réalisation d’objectifs. Encore que… Le nombre limité d’éléments à acquérir oblige les joueurs à se surveiller de près, notamment à partir de quatre participants. D’ailleurs, je conseille les PRINCES DE FLORENCE à partir de quatre joueurs, sous peine de trouver le moment un peu terne et monotone.
Mais le twist qui m’a le plus séduit réside dans le choix de convertir l’argent gagné par la réalisation d’une œuvre en points de victoire, pour tout ou partie. Les concurrents auront un juste équilibre à trouver entre remplir leur caisse afin de pouvoir améliorer leur principauté en s’affirmant aux moments des enchères et remporter des points de victoire, seul objectif d’une partie. Cette décision ne se faisant qu’à l’instant T, les joueurs auront des décisions décisives à prendre tout au long des sept manches.
Il est aussi chic que le thème qu’il essaie de nous mettre entre les mains sans parvenir à s’imposer devant autant de prouesses mécaniques.
LES PRINCES DE FLORENCE est d’une efficacité remarquable. Le jeu est précis, hyper bien conçu, propose un temps de partie idéal, et provoque autant de frustration que de réjouissance. Il est aussi chic que le thème qu’il essaie de nous mettre entre les mains sans parvenir à s’imposer devant autant de prouesses mécaniques. Oui, c’est classique, mais c’est souvent dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures. Paroles de vieilles biques !
Au Final
Excellent ! ★★★★✯
Un jeu d’enchères tendu, élégant, et contraignant, qui n’a rien à envier aux sorties récentes !



