Carte d’Identité

Auteurs : Jordy Adan & Renato Simões
Illustrateur : Diego Sá
Éditeur : Sylex
Distributeur : Blackrock Games

1-4 joueurs

10 ans

30 min

20 €

Septembre 2026

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Cartes / Deckbuilding

Familial
Description Rapide

Recrutez les plus grands artistes pour votre prochain dessin animé !

Obtenir plus de points que les adversaire lors de la Révélation finale.

Une partie se compose de plusieurs manches, divisées en quatre phases. Lors de la première étape, les joueurs révèlent simultanément les six premières cartes de leur paquet, une par une, et les placent dans une grille personnelle de trois cases par deux (de gauche à droite et de haut en bas). Certaines cartes possèdent des capacités à activer lors de cette révélation. Par la suite, les joueurs déterminent la gloire que leur grille de cartes leur procure. Ils indiquent cette valeur à l’aide de leur carte Référence sur leur carte Gloire. En troisième lieu, en sens horaire, les participants dépensent leur gloire en réalisant deux actions. Ils peuvent recruter un Toon en l’achetant au marché au prix indiqué, ou renvoyer un Toon de leur grille (retirer définitivement une carte de leur jeu) contre cinq points de gloire. Enfin, les joueurs récupèrent l’ensemble de leurs cartes (pioche, grille et cartes achetées) pour les mélanger en vue de la prochaine manche.

Si au cours d’une manche, un joueur a généré au moins trente points de gloire, une dernière manche, nommée Révélation finale, a lieu. Le concurrent obtenant le plus de points de gloire lors de cette révélation finale est déclaré vainqueur.

Oui ou Non

- Un thème particulièrement attirant
- Une direction artistique d’enfer
- Le « deckbuilding » comme mécanique et finalité
- Des sensations nerveuses
- Des cartes aux capacités porteuses d’émotions pour composer un tableau hasardeux mais surprenant
- La possibilité de jouer avec légèreté ou avec plus de réflexion
- Des parties rapides qui s’enchaînent facilement

- Un sentiment de répétitivité
- Un thème qui ne sert que de décor
- Un nombre de personnages limité (mais la deuxième boîte arrive !)


Mon Avis
Tout le monde l’attendait ! FLIPTOONS est enfin arrivé en boutique. Et le carton prévu à bien l’air de se concrétiser, tant le nouveau jeu de Sylex est en première ligne des meilleures ventes depuis sa sortie. Voyons de plus près si l’événement ludique du moment vaut réellement ce qui est dit de lui.
Si l’univers thématique se révèle particulièrement attirant, il s’efface définitivement devant le « look » des bestioles qu’il met en scène. En effet, les joueurs retiennent davantage les petites ou grandes bestioles qui défilent sous leurs yeux que le thème du jeu lui-même. Pourtant, il a de la gueule, ce thème ! Les participants composent le casting d’un futur dessin animé à succès. Du coup, voir des autruches bariolées et des lapins crétins prend tout de suite plus de sens ! Mais la thématique sert clairement de décor à ce fabuleux zoo ludique. Le trait est stylé, mignon et indiscutablement irrésistible.
La thématique sert clairement de décor à ce fabuleux zoo ludique.
Le jeu pourrait être juste mignon et s’en arrêter là… Eh bien, non justement. Sa mécanique vaut le détour et montre du caractère par rapport à d’autres jeux de « deckbuilding ». Car oui, FLIPTOONS est un « deckbuilding » plutôt classique. Les joueurs démarrent la partie avec six cartes un peu pourraves et vont en acheter des plus puissantes dans le but de générer de la renommée à chaque tour de jeu. Par conséquent, et comme les « decks » des joueurs s’améliorent progressivement, la montée en puissance au cours de la partie est jouissive et s’arrête au bon moment, lorsque les sensations deviennent trop répétitives.
C’est sans aucun doute le seul bémol que j’apporte à FLIPTOONS. Le fait de mélanger son paquet, de sortir six cartes au hasard, de compter la renommée et d’épurer son « deck » ou d’acheter de nouvelles cartes se répète de manière de plus en plus automatique au fil des parties. Un peu comme tous les « deckbuilding », me direz-vous ? Eh bien peut-être encore plus, car ici, il n’y a pas d’autres objectifs. Améliorer son paquet de cartes est une finalité puisque la partie se termine après une ultime manche, lorsqu’un joueur a obtenu trente points de renommée. En passant, j’aime bien cet objectif final simple, brut de pomme, sans fioriture et presque abrupt.
Cet objectif final simple, brut de pomme, sans fioriture et presque abrupt.
Évidemment, le jeu propose des capacités de cartes qui font l’essence de ce mini « tableau building ». Le plaisir de sortir telle ou telle carte est intense. Certaines vont clairement faire décoller les scores quand d’autres plongent les participants dans le désarroi le plus total. En ce sens, FLIPTOONS crée de nombreuses émotions qui se succèdent de manière hyper rapide. Les choix d’achat de cartes se font en observant les acquisitions de nos petits camarades et, parfois, de ce qui se trouve au marché. La filouterie est au rendez-vous.
FLIPTOONS crée de nombreuses émotions qui se succèdent de manière hyper rapide.
FLIPTOONS n’invente rien, mais il enveloppe le « deckbuilding » dans son plus simple appareil pour donner un jeu nerveux, dynamique, malin et, finalement, puissant. La construction de tableaux qu’il propose en second plan est, elle aussi, bien fichue, entre accessibilité et conséquences tactiques assez subtiles. Mais ce qui rend ce jeu aussi singulier, outre sa direction artistique du tonnerre, c’est qu’il laisse le choix. Il peut être joué de façon très légère, un peu par-dessus la jambe, mais il peut également s’avérer plus tactique qu’il en a l’air et faire poser des petits dilemmes réflexifs intéressants. FLIPTOONS s’apprivoise comme vous le souhaitez. Pour un jeu tout public, c’est le signe des plus grands. Vivement la deuxième boîte pour varier davantage les plaisirs.

Au Final

Virevoltant !
Un « deckbuilding » nerveux qui laisse le choix aux joueurs entre légèreté et choix plus subtils !
