Carte d’Identité

Auteur : Nick Hayes
Illustratrice : Rachel Quinlan
Éditeur : Mattel
Distributeur : Pixie Games

2 joueurs

10 ans

30 min

25 €

Septembre 2026

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Collection

Familial
Description Rapide

Donnez à chaque animal les pierres qu’il affectionne le plus !

Posséder plus de points que l’adversaire.

Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif retourne une de ses tuiles Action pour réaliser son effet. Il est possible de récupérer une (ou deux) pierre(s) du bol commun pour la (ou les) placer sur une tuile Animal en respectant ses demandes, de rajouter des pierres dans le bol en les piochant à l’aveugle dans le sac, de bouger le Coyote sur une tuile adverse l’empêchant de poser une pierre dans ce lieu, ou encore de retourner sur leur face active les tuiles utilisées et d’utiliser le pouvoir spirituel d’une carte disponible. Attention, les pierres spirituelles posées sur un Animal bloquent l’accès à celui-ci, mais doublent ses points en fin de partie.

La partie se termine lorsque les cinq pierres spirituelles ont été sorties du sac, peu importe où elles se trouvent. Les joueurs comptent les points obtenus pour chaque animal devant eux pour déterminer le vainqueur.


Oui ou Non

- Un matériel agréable à manipuler
- Des règles accessibles pour un duel familial taquin
- La possibilité de blocage avec le Coyote
- Les différentes tuiles Animal permettant de varier un peu les attendus
- Des parties très dynamiques et rapides
- Une notion de rythme des actions à maitriser
- L’association réussi entre un côté très solitaire et l’observation obligatoire de l’adversaire

- Des sensations répétitives
- On en fait vite le tour malgré les différents animaux et leurs contraintes d’accueil


Mon Avis
Personne n’a vraiment vu venir SPIRITS OF THE WILD ! Il faut avouer que son éditeur, Mattel, n’est pas connu pour livrer un « bestseller » chaque année. Pourtant, dans les allées du Festival des Jeux de Cannes 2026, déjà, le jeu faisait parler de lui en bien. Voyons ce qui se trame derrière cette proposition mystérieuse.
L’illustration de couverture se révèle en effet bien énigmatique. Très personnellement, je ne me serais jamais arrêtée devant ce mélange entre couleurs foncées et luminescences. Si je ne trouve pas la direction artistique très jolie, il faut souligner son caractère audacieux. Elle va à l’encontre de l’épure, de plus en plus recherchée aujourd’hui, pour proposer quelque chose de très chargé, voire de très tourmenté. Le résultat s’avère quelque peu agressif, sans réellement refléter l’esprit du jeu lui-même.
Certes, SPIRITS OF THE WILD est un duel durant lequel les joueurs peuvent se faire quelques petites crasses. Mais dans l’ensemble, l’expérience se veut surtout apaisante. À leur tour, les concurrents retournent une de leurs tuiles Action pour réaliser son effet. Il s’agit, la plupart du temps, d’ajouter des pierres dans la réserve commune, mais surtout d’en récupérer afin de positionner le butin sur les animaux qu’ils possèdent. Chaque bestiole réclamant des types de pierres précis, les joueurs ont donc pour objectif de livrer les pierres demandées afin d’engranger le maximum de points en fin de partie. On ajoute un Coyote pour embêter son adversaire préféré, des pierres spirituelles pour tendre un peu le schmilblick, et des cartes Pouvoir pour insuffler davantage de peps, et on obtient un jeu bien propre sur lui, avec ce qu’il faut comme adversité sympathique pour que les concurrents prennent un plaisir inavoué.
Un jeu bien propre sur lui, avec ce qu’il faut comme adversité sympathique pour que les concurrents prennent un plaisir inavoué.
SPIRITS OF THE WILD ne révolutionne pas le jeu de société. Il présente un jeu de collection assez basique dans le but de satisfaire des objectifs personnels. Le jeu n’est véritablement pas innovant mais parvient pourtant à se faire apprécier. Sa simplicité, sa fluidité et son immédiateté sont des atouts précieux pour convaincre autour de la table des joueurs de tous horizons. Le titre se veut rassembleur, et quelle que soit l’expérience de jeu des concurrents, le plaisir est authentique, pur et sans chichi.
Le plaisir est authentique, pur et sans chichi.
J’avoue ne pas être particulièrement séduite par son « look », ni par son édition légèrement surproduite. Pourtant, la manipulation des pierres procure une vraie satisfaction, tout comme le déplacement du Coyote, que l’on apprécie prendre en main. Finalement, et contrairement aux préjugés que je pouvais avoir, la qualité matériel influe positivement sur les sensations de jeu. Son côté légèrement ringard devient, au fur et à mesure des parties, une vraie force. SPIRITS OF THE WILD n’est pas le jeu de l’année, mais il est d’une grande efficacité et procure un plaisir simple et immédiat. Si les joueurs apprécient faire leur petit bazar dans leur coin, ils jouissent également d’embêter leur adversaire en prenant les pierres qu’ils convoitaient. Reste, et ce malgré la rapidité des parties et le dynamisme des tours de jeu, une sensation de répétitivité. Les actions se répètent en boucle et ont tout de même quelques peines à procurer des sensations extraordinaires. Et même si les différentes tuiles Animaux permettent de varier les parties, les joueurs feront rapidement le tour d’un jeu qui ne se renouvelle pas vraiment sur le long terme, aussi bon soit-il.

Au Final

Honorable !
De la collection très agréable et apaisante pour un duel taquin, mais quelque peu répétitif !
