Athlètes de Compète

Auteurs : Richard Garfield &  Takashi Ishida
Illustratrice : Angela Kirkwood
Éditeur : Iello
Distributeur : Iello


2-6 joueurs

6 ans

30 min

28 €

Juillet 2026

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

☑☑☑☑☐
☑☑☑☑☐
☑☐☐☐☐
☑☐☐☐☐
☑☑☑☑☐
☑☑☑☑☐
☑☑☑☑☐


Course / Draft

Familial / Ambiance

Composez votre équipe d’athlètes et soyez le plus rapide !

Posséder plus de points que vos adversaires.

Au début de la partie, les joueurs composent leur équipe de quatre athlètes. Pour cela, des cartes (2 de plus que le nombre de participants) sont révélées au centre de la table. En sens horaire, chaque concurrent en choisit une, puis une seconde en sens inverse, et cela deux fois de suite. Quatre courses vont ensuite être réalisées. Pour chacune d’elle, les joueurs choisissent, en premier lieu, une carte de leur main et positionnent la figurine associée sur la ligne de départ. Ensuite, à tour de rôle, les concurrents lancent leur dé et déplacent leur pion selon le résultat obtenu. Chaque athlète possède une capacité spéciale qui s’active lorsque les conditions sont réunies. Une course se termine lorsque les deux premiers concurrents ont franchi la ligne d’arrivée et récupéré les récompenses (points de victoire) en conséquences.

La partie se termine après la quatrième course. Le joueur avec le plus de points remporte la partie.

  • Une direction artistique qui ne laisse pas indifférent
  • Des règles qui s’expliquent en quelques secondes pour un jeu résolument universel
  • Des tours de jeu fluides pour des courses dynamiques
  • Le choix de son équipe en début de partie obligeant à quelques réflexions tactiques
  • Un jeu amusant, « fun » et qui ne se joue que pour l’ambiance et non pour la recherche de la victoire
  • Un jeu de course et d’ambiance singulier, que l’on ressort comme une madeleine de Proust alors qu’il vient de sortir
  • Du chaos et des inégalités de pouvoirs donnant une ambiance de feu autour de la table
  • Bien moins enthousiasmant à moins de quatre joueurs.
  • L’importance capitale des joueurs autour de la table sous peine de tomber à plat
  • Un hasard omniprésent
  • Une impression de répétition, surtout lorsque les pouvoirs se répondent et s’enlisent

C’est le jeu que tout le monde attendait ! C’est aussi le jeu qui, même sorti en plein milieu de l’été, s’est retrouvé en rupture de stock en quelques jours ! Bref, c’est un véritable carton qui n’a sans doute pas besoin que l’on en parle davantage. Mais j’ai quand même bien envie d’en rajouter une petite couche.

Alors oui, il y a ce look ! Très objectivement, je ne trouve pas la boîte d’une beauté sans nom. Mais elle a du cachet et ça, c’est indéniable. Ce rouge agressif dans lequel se retrouve tout un tas de personnages farfelus aux couleurs criardes ne peut qu’attirer l’œil. Le pari est osé et cette prise de risque mérite tout le foin médiatique que provoque la direction artistique. Le plateau de jeu s’inscrit dans cette veine. On ne fait pas dans la dentelle. Les grandes cases se différencient parfaitement en arborant une colorimétrie à faire pâlir les vendeurs de peinture murale. À l’heure où la plupart des jeux émettent des propositions graphiques subtiles, sensibles, voire feutrées, ici le mauvais goût est de rigueur et le côté vieillot devient un argument pour surprendre et plaire. Ainsi, le jeu prend une apparence très singulière. Et que dire du nom du jeu quelque peu ringard ou de la face du plateau de jeu dite « Pépère » ? Que dire des très nombreux personnages en bois, tous plus drôles et attachants les uns que les autres ? Quand le ridicule côtoie le « kitsch » dans un monde de plus en plus aseptisé, on obtient une œuvre d’art. C’est dit.

Alors on pourrait se contenter de poser la boîte sur une étagère et d’épater la galerie en répondant aux questions des invités sur ce que c’est que cette chose étrange. Mais on peut surtout jouer à ATHLÈTES DE COMPÈTE. Il faut jouer, d’ailleurs, pour ne pas croire à une mauvaise blague ou à un coup de communication. Le titre est une sorte de PETITS CHEVAUX. Alors c’est vrai qu’expliquer comme ça, il y a de quoi crier au scandale. Que nenni ! En début de partie, les joueurs choisissent des cartes pour former leur équipe de sportifs. Puis, au début de chaque manche, ils sélectionnent leur athlète parmi les quatre champions en herbe « draftés » dans le but de remporter la course. Chaque sportif possède une capacité spéciale et c’est bien cette particularité qui fait le sel du jeu.

Certes, le hasard est omniprésent puisque la course consiste en une succession de lancers de dés pour avancer plus vite que ses petits camarades. Mais le choix des athlètes et de l’ordre dans lequel ils entrent en compétition rend le schmilblick un tout petit peu tactique. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ATHLÈTES DE COMPÈTE reste un jeu d’ambiance où tous les coups sont permis, où il est quasiment impossible de prévoir quoi que ce soit, où il faut se laisser porter par le « fun », l’imprévu et les émotions.

Mécaniquement, ATHLÈTES DE COMPÈTE, ce n’est ni Usain Bolt ni Léon Marchand. Le jeu n’est pas extraordinaire, n’invente rien et reste sur quelque chose d’extrêmement basique. Mais on s’en fiche. Le plaisir vient d’ailleurs. Il vient des pouvoirs bien pétés des guignols qui participent à la course. Il vient de l’ambiance survoltée autour de la table. Il vient des réactions des joueurs en train de sombrer ou de doubler l’entièreté du peloton.

Évidemment, pour profiter du jeu, il faut être nombreux, minimum quatre, quand les pouvoirs se renvoient la balle et quand chaque place sur la piste vaut cher. À moins de trois joueurs, il vaut mieux ne pas y jouer du tout pour ne pas ressentir son côté répétitif et l’ennui qui pointe le bout de son nez.

Oui, ATHLÈTES DE COMPÈTE, c’est bien. C’est même très bien. Le titre fait passer de joyeux moments aux participants venant de tous horizons. Les règles s’expliquent en une minute et le jeu brille par sa pureté presque provocatrice. Entre amis ou en famille, c’est de la bonne, à condition d’être indulgent vis-à-vis du hasard et de se laisser porter par l’imprévisible.

Burlesque !

Des lancers de dés frénétiques pour un jeu de course décalé et drôle, conçu pour des grandes tablées !



Commentez