Carte d’Identité

Auteur : Mathias Wigge
Illustrateurs : Dennis Lohausen & Felix Wermke & Christof Tisch
Éditeur : Super Meeple
Distributeur : Neoludis

1-5 joueurs

12 ans

90 min

45 €

Octobre 2025

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Placement / Tuiles

Amateur
Description Rapide

Construisez harmonieusement votre parc animalier et soutenez des projets de conservation des espèces !

Obtenir plus de points que vos adversaire.

Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif réalise deux étapes obligatoires. Dans un premier temps, il récupère une tuile de la rivière à sa portée, c’est-à-dire positionnée à côté d’un chiffre inférieur ou égal à celui indiqué par la flèche blanche de sa tuile Action Projet sous son plateau personnel. Dans un second temps, il choisit une de ses quatre cartes Action, réalisent les effets correspondants, et replace cette carte sur le premier emplacement à gauche (de sa piste d’actions), en décalant si nécessaire les autres cartes vers la droite. Trois cartes Action permettent de positionner une tuile Animal dans son parc animalier (les trois tuiles affichent, chacune, un type d’habitat spécifique à respecter) ou de piocher deux tuiles. Une carte permet de positionner un Projet dans son zoo ou de récupérer une tuile de la rivière. Les quatre cartes Action disposent d’une flèche qui pointe vers un chiffre déterminant la force actuelle de l’action. Ainsi, une tuile (affichant également une force) ne peut être posée que si sa force est égale ou inférieure à celle de la carte ayant servi à cette action. Les tuiles Animal et Projet offrent des avantages immédiats ou permanents, des points de victoire, réclament parfois un positionnement spécifique et affichent des symboles (habitat, continent, animal) utiles pour soutenir un objectif de conservation. Cette action est facultative et intervient en fin de tour lorsqu’un joueur possède un certain nombre de symboles identiques réclamés par les objectifs de partie. Il est également possible de construire un Bâtiment ou d’améliorer une de ses tuiles Action à condition d’avoir rempli les prérequis demandés.

La partie se termine dès qu’un joueur a entièrement rempli son zoo, a soutenu quatre projets de conservation ou que la pile de tuiles est vide. Pour déterminer le vainqueur, chaque joueur compte les points de ses tuiles dans son zoo, de ses jetons succès positionnés sous les projets de conservation réalisés, de ses jetons Poche ventrale ou Conservation (acquis par des capacités de tuiles ou en formant des couples) et de son éventuel jeton Fin de partie s’il en est à l’initiative.


Oui ou Non

- Le plaisir intact de créer son parc animalier
- Une mécanique de glissement de cartes Action toujours aussi plaisante et astucieuse
- Un temps de jeu plus raisonnable
- L’accent mis sur le côté « puzzle-game » et placement
- Un équilibre bien trouvé entre réflexion et accessibilité des règles

- Un manque de frustration et de défi
- Une lisibilité peu évidente
- Un hasard insupportable à plus de trois joueurs
- Un côté répétitif entre parties et au sein même d’une partie
- Des sensations très solitaires


Mon Avis
« Mais si tu n’existais pas, dis-moi pourquoi j’existerai ? Et bien pour jouer à ARK NOVA en une petite heure, Joe ! Euh, non, ce n’est pas aussi simple que ça…
SANCTUARY est, en effet, le plus souvent présenté comme un ARK NOVA plus léger et moins long. Si je suis d’accord avec ce deuxième paramètre, le premier n’est pas très flagrant. Certes, il y a moins de paramètres à gérer et le jeu est bien moins riche stratégiquement et tactiquement. L’amélioration des cartes Action ou la réalisation de projets de conservation donnent, par exemple, assez peu de fil à retordre et deviennent rapidement des routines que les joueurs font dans un ordre ou dans un autre. Cependant, niveau complexité, le titre est sans doute un ou deux crans en dessous d’ARK NOVA, mais reste expert pour autant. Il n’est pas à mettre entre toutes les mains et l’iconographie pas toujours intuitive accompagnée d’une lisibilité peu évidente renforcent ce sentiment.
SANCTUARY est davantage une version « Tuiles » qu’une version « Light ».
Ainsi, SANCTUARY est davantage une version « Tuiles » qu’une version « Light ». Et sur ce point, il présente de sacrées qualités. Le système d’actions par glissement de cartes est toujours aussi ingénieux, bien que moins prépondérant, et sa simplification s’adapte très bien à cet opus plus ramassé. Les sensations se tournent encore davantage sur le placement et le « puzzle-game » créé, dans leur coin, par les joueurs se doit de prendre en compte toutes les informations détenues sur les tuiles. Oui, SANCTUARY est extrêmement solitaire. Les participants peuvent juste se piquer quelques tuiles sous le nez, mais c’est à peu près tout en termes d’interaction.
En conséquence, le temps de jeu peut paraître un peu répétitif et finalement trop long, à enchaîner sa petite popote sans beaucoup de grincements de dents. En effet, le jeu manque de frustration. Entre ce manque de défi et des objectifs à atteindre peu variés, les parties ont tendance à beaucoup se ressembler. Heureusement ou malheureusement, je ne sais plus, le hasard se joue un peu des participants. Très présent, il fait pester, mais il permet aussi un peu d’élan et de nouveautés dans ce monde animalier. À plus de trois joueurs, il devient, par contre, pratiquement insupportable. L’anticipation est impossible et les parties s’avèrent interminables.
Sans connaître ARK NOVA, SANCTUARY serait certainement l’un des meilleurs jeux de pose de tuiles de cette année.
En réalité, je suis très critique parce que je connais le jeu d’origine. Mais sans connaître ARK NOVA, SANCTUARY serait certainement l’un des meilleurs jeux de pose de tuiles de cette année. Il propose une expérience très propre et véritablement agréable dans un temps de jeu plus raisonnable. Ce qu’il fait, il le fait remarquablement. Le plaisir de constituer son parc animalier et de voir les girafes et les rhinocéros le peupler progressivement reste bien présent même si, et c’est sans doute très personnel, je trouve le jeu légèrement moins immersif. Il lui manque sans doute un peu de fantaisie pour que je le porte aux nues. Mais ARK NOVA est-il un peu fantaisiste ? Je ne suis pas certaine que ce soit ce qui le caractérise le plus. En ce sens, SANCTUARY est un digne successeur, plus modeste mais légèrement plus accessible.

Au Final

Solide !
Une version « Tuiles » d’Ark Nova, moins longue, moins riche mais extrêmement efficace !
