Rock Hard 1977

Autrice : Jackie Fox
Illustratrice : Jennifer Giner
Éditeur : Iello
Distributeur : Iello


2-5 joueurs

16 ans

90 min

50 €

Septembre 2025

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Placement d’ouvriers / Gestion

Expert

Incarnez un musicien prometteur et tentez de devenir célèbre !

Remporter plus de points que vos adversaires.

Une partie est une succession de manches (9 au maximum), divisées en plusieurs phases. La première et la dernière sont administratives alors que les autres représentent les trois étapes d’une journée pendant lesquelles les joueurs réalisent leurs actions. Selon l’ordre du tour, lors de chaque phase d’action, les participants positionnent leur personnage sur une case action de la phase en cours (ou sur une case de la section À Toute Heure) pour en gagner le bénéfice. Ils peuvent défausser un de leurs bonbons pour obtenir une action supplémentaire. Attention, l’addiction au sucre peut provoquer quelques déboires ! Les actions consistent principalement à récupérer des points de technique, réputation ou chanson, d’engager des techniciens en vue d’enregistrer une démo, puis de signer un contrat de disque et de produire dans des salles de concert. Les virées nocturnes, elles, consistent à obtenir quelques bonus tout en collectionnant des cartes affichant quatre symboles différents (permettant de réaliser sets pourvoyeurs de points de victoire).

La partie se termine dès qu’un joueur atteint 50 points de victoire (gagnés principalement en se produisant dans des salles de concert) ou à la fin de la neuvième manche. Le décompte final pour déterminer le vainqueur prend en compte, en plus des points gagnés en cours de partie, les objectifs communs et personnels (mis en place en début de partie), l’argent restant et les statistiques des joueurs pour chaque élément constituant sa notoriété.

  • Un thème fort et une matériel immersif
  • Une illustration de couverture magnifique et lumineuse
  • Une accessibilité plus grande que prévue étant donné l’épaisseur du livret de règles
  • Aucune variété entre parties
  • Des choix tactiques téléphonés avec obligation de les exécuter dans un ordre précis
  • Une expérience plate et ennuyeuse
  • Une mécanique de placement d’ouvriers classique

HARD ROCK 1977 est un titre que j’attendais avec impatience. C’est évidemment sa thématique couplée d’un matériel immersif qui attire particulièrement. Je croise les doigts pour que le jeu soit à la hauteur de ses promesses.

Le thème se révèle, effectivement, extrêmement enchanteur ! Vous tentez de vous faire une place sur la scène Rock américaine ! Et l’immersion passe par une profusion de matériel, rappelant le milieu musical. Rien n’est laissé au hasard, du plateau de gestion rappelant les amplis, aux médiators pour définir l’ordre du tour en passant par les « bonbons » vous donnant de l’énergie supplémentaire. Tout est fait pour que les participants se prennent au jeu le plus possible. Parlons aussi de cette magnifique illustration de couverture ! Attention, avec une identité visuelle pareille, le jeu a intérêt à envoyer du lourd.

Mais, malheureusement, il envoie surtout du lourd en surface. La profusion d’un matériel qualitatif ne fait pas tout. Certes, il y a un nombre de cartes astronomiques censées assurer le renouvellement des parties. Ceci constitue d’ailleurs une pirouette aussi talentueuse que malhonnête puisqu’en réalité, la variété d’expérience n’existe pas du tout. Non seulement la mécanique de placements d’ouvriers s’avère extrêmement répétitive, mais les choix tactiques et stratégiques à opérer sont semblables d’une partie à l’autre. Les actions à réaliser sont téléphonées et doivent se réaliser dans un ordre logique afin d’espérer remporter la partie. Difficile de ne pas faire une démo, suivie d’un disque pour gagner quelques royalties permettant de grimper les échelles de la célébrité pour remplir les salles les plus prestigieuses.

Du fait de ces options tactiques restreintes, ROCK HARD 1977 est un faux jeu expert. Encore une fois, il y a beaucoup de paramètres entre collections de symboles, réalisation d’objectifs personnels et communs, nombreux emplacements d’actions ou encore capacités permanentes, mais la mécanique de placements d’ouvriers est primaire et ne donne aucun défi. En résumé, on se cogne le coquillard d’à peu près tout !

ROCK HARD 1977 déçoit énormément. Il n’arrive pas à la cheville de la plupart des jeux de son type. Le livret de règles est bien trop épais et renferme beaucoup trop de détails pour une expérience plate, sans intérêt et terriblement ennuyeuse. Les collectionneurs peuvent toujours en faire l’acquisition pour afficher sur un de leurs murs. Sinon, passez votre chemin ! D’autres titres de pose d’ouvriers valent davantage le coup. C’est quand même extrêmement agaçant d’avoir fait un brouillon pareil, n’apportant non seulement rien au monde ludique, mais rien non plus sur le plan réflexif, avec un thème aussi fort. Je suis, limite, en colère.

Ennuyeux !

Un thème enchanteur mais une expérience plate et sans intérêt de bout en bout !



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