Carte d’Identité

Auteurs : Ludovic Maublanc & Bruno Cathala
Illustrateur : Christine Alcouffe
Éditeur : Catch Up Games
Distributeur : Blackrock Games

2 joueurs

10 ans

30 min

20 €

Juin 2025

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Collection / Majorités

Amateur
Description Rapide
Incarnez Dorothy Williams ou James Miller rivalisant pour attirer l’attention du légendaire Jay Gatsby !
Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif effectue une des actions de la zone correspondante du plateau de jeu. Pour cela, il déplace (obligatoirement) le jeton Action sur la case qu’il souhaite activer. Il est possible d’activer une case spéciale personnelle, défaussée une fois l’action réalisée. Chaque case Action indique au joueur actif sur quel(s) lieu(x) et dans quel ordre il doit jouer. Il existe trois lieux :
° Le Cabaret. Il s’agit de placer un jeton adjacent à un autre jeton déjà en jeu. Créer un chemin ininterrompu d’un bord du plateau à un autre (ou occuper quatre cases spécifiques) permet d’obtenir le personnage correspondant.
° Le Centre financier. Il s’agit de faire progresser son jeton Ascension le long du building, d’une case s’il est en première position ou de deux cases s’il est en dernière position. Atteindre (ou dépasser( un personnage permet de l’obtenir.
° L’Hippodrome. Il s’agit de placer un jeton sur l’emplacement vide le plus à gauche d’une piste. Lorsqu’une piste est complète, le joueur ayant le plus grand nombre de jetons sur celle-ci remporte le personnage correspondant.
Dans les trois lieux, se trouvent des cases bonus offrant des effets supplémentaires dès qu’un jeton les recouvre.
La partie se termine selon trois conditions :
– Un joueur possède trois personnages d’une même famille. Il remporte immédiatement la partie.
– Un joueur possède un personnage de chacune des cinq familles. Il remporte immédiatement la partie.
– Le dernier personnage encore présent sur un lieu est remporté par un joueur sans atteindre l’une des deux conditions ci-dessus. Le joueur avec le plus de prestige sur les personnages qu’il détient remporte la partie.



Oui ou Non

- Une direction artistique élégante, qui concrétise à la perfection la thématique
- Les trois plateaux proposant trois « Mini-Jeux » différents
- Une mécanique épurée autour d’un système d’actions accessible
- Une course aux personnages, changeant de position, tendue de bout en bout
- Des interactions omniprésentes, ciselées, provoquant une tranquillité et une sérénité dans le duel
- Un mélange d’opportunisme de de réflexions plus calculatoires
- Un jeu d’une efficacité redoutable, sur tous les fronts
- Un temps de jeu parfait pour enchaîner les parties

- Un thème qui s’efface rapidement
- Des sensations un peu frisquettes
- Un doute sur la rejouabilité à long terme


Mon Avis
Les sorties de Catch Up Games ne passent, désormais, plus inaperçues ! Après les succès de FARAWAY, CHÂTEAU COMBO et FLIP 7, voici GATSBY, un jeu pour deux joueurs, signé Bruno Cathala et Ludovic Maublanc.
Ne connaissant le roman et le film que de nom, je ne peux pas dire que le thème me « hype » vraiment. Par contre, l’illustration de couverture de Christine Alcouffe, pour le coup, m’attire particulièrement. J’aime cette ambiance américaine des années folles, saisissable en un coup d’œil. Les traits sont, en plus, extrêmement élégants, comme toujours avec cette artiste. L’ensemble du matériel est joli, sans immense coup de foudre de mon côté. Mais tout est propre, lisible, efficace. Bref, c’est une affaire esthétique et ergonomique rondement menée.
La plus grande force de GATSBY réside dans la tension qu’il provoque de bout en bout à chaque partie. Avec peu d’actions possibles et des règles accessibles, les dilemmes sont, en effet, permanents. Le tempo des actions à entreprendre sur les trois plateaux est primordial dans la course aux personnages. Oui, la plus grande singularité du titre provient des trois plateaux différents, offrant trois « Mini-jeux » avec trois façons distinctes d’évoluer dessus. Même si rien ne s’avère vraiment révolutionnaire, ce système n’est pas si commun.
La plus grande force de GATSBY réside dans la tension qu’il provoque de bout en bout à chaque partie.
Aussi, les interactions sont fortes tout en restant élégantes. D’ailleurs, l’expérience se révèle très tranquille et sereine. Il n’est pas question du duel acharné ici, ni de méchancetés. Les parties se déroulent calmement avec une grande légèreté. Une légèreté que l’on retrouve dans une mécanique épurée dans laquelle chaque chose est à sa place. Il n’y a rien qui dépasse. Tout est pensé pour l’efficacité du titre et le pari est franchement réussi.
Avec son accessibilité, son temps de jeu limité, sa légèreté associée à de belles réflexions, son opportunisme lié à de l’anticipation stratégique, GATSBY frappe fort !
Avec son accessibilité, son temps de jeu limité, sa légèreté associée à de belles réflexions, son opportunisme lié à de l’anticipation stratégique, GATSBY frappe fort ! Pourtant, à titre personnel, il me marque moins que certains titres duels de cette année, comme TOY BATTLE ou ZENITH. Je le trouve plus attendu, moins « fun » et sans doute moins rejouable. Aussi, il porte quelque chose d’assez abstrait qui le rend quelque peu frisquet. Cela étant dit, il reste excellent notamment avec les changements de position des personnages donnant plus de fil à retordre que prévu. GATSBY est d’une efficacité redoutable, en conjuguant élégance, simplicité et taquinerie.

Au Final

Solide !
Du placement sur trois tableaux différents pour une course aux personnages efficace, tendue, et très enthousiasmante !
