Carte d’Identité

Auteurs : Cédric Lefebvre & Florian Sirieix
Illustrateur : Julien Rico
Éditeur : Space Cowboys
Distributeur : Asmodée

2 joueurs

10 ans

30 min

20 €

Janvier 2025

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Placement d’ouvriers / Collection

Familial
Description Rapide
Forgez la légende du Roi Singe !
Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif réalise l’une des deux actions suivantes, après avoir jouer, s’il le souhaite, une ou plusieurs cartes Armes du Dragon de sa main (de la couleur du lieu où se trouve le Roi Singe) et d’en appliquer les effets :
– Placer un singe sur une case libre d’un lieu et résoudre l’effet correspondant. Il s’agit de récupérer des cartes Armes du Dragon, des Jades, des Singes, des Pêches ou de déplacer le Roi Singe.
– Récupérer tous les singes d’un lieu.
Une manche se termine lorsqu’un type de ressource de la réserve (cartes, Singes, Jades ou Pêches) est épuisé. Les joueurs comptent alors leurs points pour déterminer le vainqueur de la manche :
° Les singes nourris rapportent un point. Une Pêche nourrit trois singes.
° Les cartes Armes du Dragons encore en main rapportent un point.
° Trois Jades rapportent deux points. Le joueur qui en a le plus bénéficie d’un bonus de deux points.
Dès qu’un joueur remporte deux manches, il remporte la partie.


Oui ou Non

- Une édition superbe, avec une boîte en guise de décor !
- Du placement d’ouvriers en mode découverte et extrêmement accessible
- Des interactions basées sur des blocages tactiques d’emplacements et de la collection
- Une vraie simplicité avec une mécanique minimaliste
- Des tours de jeu dynamiques

- Peu de choix et peu de décisions cruciales à prendre
- Des actions extrêmement basiques
- Des sensations plates et répétitives
- Un jeu qui peine à cibler un public

Mon Avis
L’illustration de couverture est l’une des plus belles vues ces dernières années. Comment ne pas être irrémédiablement attirée dans les coulisses de THE SHADOW THEATER ?
Le jeu est en effet sous les projecteurs depuis sa sortie. Son édition est absolument magnifique, des petits « meeples » en forme de singes en passant par les images intérieures de la boîte se transformant en décor de théâtre lors d’une partie. Le prix est, en plus, plutôt raisonnable. Tous ces compliments mettent une pression folle au titre, qui a tout intérêt à être à la hauteur.
Son édition est absolument magnifique.
La lecture des règles laisse pantoise. La mécanique se révèle extrêmement simple et les joueurs ont bien du mal à imaginer la force des sensations cachée derrière tant de minimalisme. Il s’agit d’un placement d’ouvriers dans le but de collectionner des ressources. Seuls trois lieux de positionnement existent et quatre types de ressources sont à rechercher. De ce fait, les réflexions sont vraiment légères et manquent cruellement de profondeur.
Alors, oui, on embête un peu l’adversaire, tactiquement, en prenant la dernière place d’un lieu ou en déplaçant le Roi Singe, mais globalement, on s’ennuie surtout beaucoup. Les sensations sont plates, répétitives et l’expérience devient rapidement mécanique et automatique.
Les sensations sont plates, répétitives et l’expérience devient rapidement mécanique et automatique.
La question qui me revient sans cesse, c’est celle concernant la cible du jeu. À qui s’adresse-t-il ? Étant donné les parties effectuées, j’imagine qu’il privilégie un public plus jeune et moins habitué aux jeux de société. Mais dans cette gamme, il existe énormément de jeux bien plus prenants. En réalité, si j’initie quelqu’un à ma passion avec THE SHADOW THEATER, il y a de fortes chances qu’il s’inscrive dans un club de bowling plutôt que de venir à mes soirées jeux. Quitte à ce qu’il ne se passe pas grand-chose, autant être un peu plus actif.
Je suis dure, mais devant autant de déception, j’ai bien du mal à ne pas l’être. Pourtant, le jeu est fluide, dynamique, et tourne bien. Il n’y a aucun souci là-dessus. Mais il lui manque quelques idées pour intéresser vraiment, pour surprendre, et pour divertir. THE SHADOW THEATER propose de la pose d’ouvriers bien trop classique pour emporter les foules. Certes, l’écrin est magnifique, mais il ne suffit pas pour convaincre. La thématique, anecdotique, était pourtant sympathique.

Au Final

Flop !
Du placement d’ouvriers minimaliste, superbement édité, mais aux sensations vraiment plates !

[…] Lemeeplejaune […]
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