Gangs of Kyoto

Auteurs : Rüdiger Dorn
Illustrateurs : Jérémie Fleury
Éditeur : Matagot
Distributeur : Matagot


2-5 joueurs

8 ans

15 min

15 €

Janvier 2025

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Cartes / Collection / Stop ou encore

Familial / Ambiance

Incarnez des chats, en pleine exploration des rues de Kyoto !

Une partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif pioche autant de cartes du paquet que de participants et les conservent face cachée. Ensuite, il les retourne une par une et décide pour chacune à quel concurrent il les attribue. À la fin de chaque tour, chaque joueur doit avoir récupéré une carte (y compris le joueur actif ). Les cartes ainsi acquises forment une rangée devant chaque joueur. Lorsqu’un joueur reçoit une carte, il doit vérifier si le total des valeurs de ses cartes atteint 13 ou plus. Si ce n’est pas le cas, il peut activer l’effet de la carte nouvellement acquise. À l’inverse, si c’est le cas, la manche prend fin. Les joueurs ayant atteint ou dépassés 13 défaussent leurs cartes. Les autres conservent leurs cartes à grelots, face cachée. Une nouvelle manche débute, avec un nouveau premier joueur.

Dès qu’un joueur possède 13 grelots dans sa pile de score, il remporte immédiatement la partie.

  • Une jolie direction artistique
  • Un « stop ou encore » plein de rebondissements
  • Des règles très accessibles pour un jeu universel
  • Une expérience amusante, sans prétention
  • Des interactions fortes et « vaches »
  • Des alliances fourbes autour de la table
  • Un thème (mignon) plaqué et complètement anecdotique
  • Meilleur à partir de quatre joueurs

Avec GANGS OF KYOTO, Matagot revisite DANGER 13, édité jadis par Ravensburger. N’ayant jamais joué à cet ancien jeu, c’est sans aucun préjugé que je me lance dans cette aventure nippone.

De nippone, il n’y a bien guère que les illustrations, et encore. En effet, l’univers thématique se révèle vraiment anecdotique. Il est plaqué pour faire plaisir aux amateurs de chats ou de la culture du pays du soleil levant. Malgré tout, la direction artistique est mignonne et suscite l’envie.

L’aventure, elle, se révèle assez prenante même si d’autres titres nous plongent dans des épopées plus épiques. GANGS OF KYOTO propose un « stop ou encore » malicieux dans lequel le joueur actif doit attribuer une carte à tous les participants. Leurs prises de connaissance se faisant les unes après les autres, les bonnes ou mauvaises surprises font tout le sel de ce petit jeu sournois et méchant.

Oui, car sous ses allures toutes mignonnes, le but du jeu est bien de faire des crasses à ses adversaires. Si la somme de leurs cartes dépasse 13, ils peuvent dire adieu à leurs points de victoire alors que les autres joueurs les engrangent. Entre chance, filouteries, et choix tactiques légers, l’ambiance autour de la table ressemble à celle d’un « party-game », d’autant plus que les alliances et les discussions vont bon train pour anéantir le potentiel meneur.

Avec des règles très simples et des parties rapides, GANGS OF KYOTO est un jeu idéal pour jouer en toutes circonstances et avec tout le monde. Certes, les joueurs les plus susceptibles pourront mal vivre quelques actions, mais l’expérience se veut vraiment bon enfant et amusante. Le concept, simple et minimaliste, fait un bien fou et fonctionne à merveille. Toutefois, le jeu prendra une autre envergure à partir de quatre joueurs lorsque les choix d’attaques deviennent plus nombreux et que les rebondissements sont encore plus enthousiasmants. Voilà un jeu sans prétention, basé sur le principe du « Blackjack », vraiment très chouette et efficace.

Espiègle !

Un « stop ou encore » amusant, obligeant à des interactions fortes et fourbes !

Un grand merci à ESPRIT JEU,
Boutique partenaire, qui par son soutien, m’a permis de réaliser cette chronique en me fournissant un exemplaire du jeu.



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