Carte d’Identité

Auteurs : Phil Walker-Harding & Steve Finn
Illustrateur : Jorge Tabanera
Éditeur : Iello
Distributeur : Iello

2-4 joueurs

10 ans

45 min

30 €

Novembre 2024

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
☑☑☑☐☐
☑☐☐☐☐
☑☑☐☐☐
☑☑☑☐☐
☑☑☐☐☐
☑☑☑☐☐
☑☑☑☐☐

Construction / Placement d’ouvriers

Familial
Description Rapide
Rénovez entièrement le centre-ville d’une métropole internationale !
Une partie se joue en huit manches, pendant lesquelles les joueurs effectuent successivement leurs tours de jeu, en sens horaire. Le participant possédant l’étoile est premier joueur. À son tour, chaque joueur choisit un emplacement du plateau et positionne un de ses ouvriers sur celui-ci pour récupérer les éléments qui s’y trouvent. Il n’est possible que de placer un ouvrier par rangée. Il est possible de récupérer :
– Une carte Objectif. Les cartes ainsi récupérées octroient des points en fin de partie sous conditions.
– Une tuile Quartier. Chaque tuile être positionnées de manière totalement adjacente à une tuile déjà posée pour former un centre-ville de trois tuiles par trois tuiles.
– Une ou plusieurs tuiles Attraction. Selon leur couleur, elles sont positionnées sur une case de Parc, d’Eau ou de Rue.
– Des modules Bâtiment. Ils sont positionnés soit sur une case Rue de même couleur, soit sur un bâtiment de même couleur avec une hauteur maximale de quatre étages.
À la fin de son tour de jeu, un joueur peut revendiquer un ou plusieurs objectifs du plateau Ville si son centre-ville réunit les conditions nécessaires. Il positionne son marqueur en conséquence. Lorsque les joueurs n’ont plus d’ouvriers disponibles, la manche s’achève. Les éléments restants sont retirés du plateau, de nouveaux sont positionnés à leurs emplacements respectifs.
La partie se termine après la huitième manche. Le décompte final pour déterminer le vainqueur prend en compte :
– Les cartes Objectif des joueurs.
– Les objectifs du plateau Ville réalisés.
– Les collections d’attractions différentes des zones d’eau et des Parcs.
– Les Monuments construits.


Oui ou Non

- Un jeu très propre et efficace
- Du placement d’ouvriers associé à de la pose de tuile et constructions très classiques
- Des règles accessibles donnant un titre parfait pour découvrir les jeux de société
- L’accumulation progressive d’objectifs personnels
- Des interactions sympathiques basées sur le tempo de récupération d’élément
- Une variété convenable due aux différents plateaux Ville
- Un jeu conçu pour les joueurs opportunistes

- Une direction esthétique manquée
- Une part de chance non négligeable
- Aucune nouveauté
- Un décompte final laborieux

Mon Avis
La première impression, visuelle, n’est vraiment pas flatteuse. Mais, lorsque les noms des auteurs du jeu sont aussi reconnus que ceux de Phil Walker-Harding et Steve Finn, il est impossible de passer à côté de CITIES.
Revenons deux secondes sur l’illustration de couverture aux couleurs criardes et faisant apparaître différentes villes de manière excessivement serrée. Elle est d’une laideur légendaire ! Pardon… De façon plus consensuelle, je dirai qu’elle est ratée de chez ratée. Personnellement, elle me fait passer mon chemin à vitesse record. Elle constitue quasiment une anti-promo. Et le matériel confirme malheureusement cette première impression. Le titre possède une esthétique entière véritablement peu agréable. La palme revient sans doute aux cartes Objectif !
Il se révèle être un titre presque parfait pour débuter dans le jeu de société moderne.
La première bonne surprise vient du livret de règles comportant seulement quatre pages. Effectivement, CITIES est très accessible. Il se révèle être un titre presque parfait pour débuter dans le jeu de société moderne. Si les règles sont simples, les réflexions qu’il engendre sont pourtant satisfaisantes. En effet, il met en scène de la pose d’ouvriers et des constructions de façons très franches et directes tout en proposant une subtilité, celle du timing de récupération des éléments. Ainsi, lors de chaque manche, les joueurs s’accaparent une carte Objectif, des éléments de bâtiments, une tuile terrain et un ou plusieurs attractions dans l’ordre de leur choix. Toute la finesse du « gameplay » provient du moment de récupération d’un élément par rapport à un autre. C’est de ce timing que découlent les interactions. Il est vraiment possible d’embêter ses camarades dans CITIES même si la plupart des options sont choisies pour des soucis personnels.
La deuxième bonne surprise est portée par l’accumulation d’objectifs personnels tout au long de la partie, qui affine les tactiques et stratégies. Certes, le décompte final est, par conséquent, pénible et la variété des buts à atteindre est limitée, mais ces nombreux objectifs permettent des changements de cap et des adaptations rendant les parties dynamiques et réduisant les sensations de répétition.
Hormis son look repoussant, CITIES ne possède pas vraiment de défaillance.
En réalité, hormis son look repoussant, CITIES ne possède pas vraiment de défaillance. Ce qu’il fait, il le fait remarquablement bien avec une efficacité redoutable, sans un cheveu qui dépasse. En y réfléchissant bien, son plus gros problème provient sans doute de cela. Il est trop propre sur lui. Il tourne comme un dieu, mais n’est pas franchement charmant. Il est classe sans être vraiment élégant. Il fait tout très bien, mais sans émotion, sans passion, sans excitation. CITIES est un très bon jeu, opportuniste à souhait, et je parie qu’il saura plaire à la quasi-totalité de ses joueurs, mais sans les éblouir.

Au Final

Très bon !
Du placement, sous toutes ses formes, efficace et réclamant le bon tempo !
