
Carte d’Identité

2 joueurs

10 ans

45 min

12 €

Décembre 2024

Exemplaire Presse

Auteurs : Gautier de Cottreau & Baptiste Laurent
Illustrateur : Yoshito Fujiwara
Éditeur : Arkham Society
Distributeur : Asmodee
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Coopératif/ Communication / Placement

Familial
Description Rapide
Incarnez des jardiniers chargés de l’entretien des jardins du Nantoka-Ji !
Une partie est une succession de tours de jeu, pendant lesquels les joueurs réalisent trois étapes, dans le silence le plus complet :
– Valider un ou plusieurs objectifs. Si, en posant sa dernière tuile Jardin, le joueur partenaire parvient à reproduire (forme et couleur) un des objectifs que le joueur actif possède en main, il est validé et mis de côté. Le joueur actif pioche une nouvelle tuile Objectif.
– Placer une tuile Jardin ou déplacer la Lanterne. Le joueur actif positionne une tuile Jardin de sa main dans l’espace de jeu. Cette tuile doit recouvrir une ou deux parcelles déjà posées. À la place, il est possible de déplacer la lanterne dans un espace de la zone commune pour donner une indication à son partenaire. Dans ce cas, le joueur actif défausse toutes les cartes jardins de sa main.
– Compléter sa main. Le joueur actif complète sa main pour posséder trois cartes Jardin. Il prend les cartes dans la rivière ou dans la défausse à condition d’avoir recouvert au moins une parcelle par une parcelle de même couleur.
La partie se termine lorsqu’un joueur ne peut plus poser de tuile Jardin (sa main est vide) ou lorsque toutes les tuiles Objectif ont été validées. Le score commun est égal au nombre de tuiles Objectif validées.


Oui ou Non

- Un format impeccable pour l’expérience proposée
- Un matériel très beau et agréable à manipuler
- Un jeu presque contemplatif, poétique et zen
- L’idée ingénieuse de faire réaliser ses objectifs personnels et secrets par son partenaire
- Une communication non verbale subtile et exigeante qui s’enrichit au fil des parties
- Une certaine magie qui émane des réussites
- Des défis supplémentaires pour les joueurs plus aguerris

- Des sensations très froides et scolaires au final, qui manquent franchement de « fun »
- Une découverte agréable qui s’enraille au fur et à mesure des partie

Mon Avis
Devant son univers japonais, son format compact et les échos positifs entendus un peu partout, il paraît difficile de ne pas craquer pour NIWASHI.
Et ce n’est pas sa direction artistique qui dira le contraire. Le titre se révèle immédiatement et indiscutablement mignon. L’atmosphère qui se dégage des illustrations est paisible. Cette sensation colle parfaitement au thème du jardinage que les joueurs appréhendent, avec une certaine déception. Il est vrai que la thématique manque cruellement de panache. Mais la mécanique emporte, de toute façon, tout sur son passage.
En effet, NIWASHI est très mécanique. Les joueurs placent des tuiles dans un espace commun dans le but de remplir les objectifs de leur partenaire, tenus secrets. L’idée est brillante et sa réalisation l’est tout autant. Évidemment, toute communication verbale est interdite. Les participants tentent de se donner des informations uniquement par la teneur de leurs actions. Franchement, ce système fonctionne du tonnerre.
L’effet « whaouuu » de la première partie s’estompe malheureusement, rapidement.
La découverte de NIWASHI est, par conséquent, assez bluffante et très satisfaisante. Mais, si la singularité du jeu provoque beaucoup de curiosité, les parties ont pour autant du mal à s’enchaîner de mon côté. NIWASHI joue dans la même cour que COMPLICES ou FOCUS, également conçus pour deux joueurs. L’effet « whaouuu » de la première partie s’estompe malheureusement, rapidement. La grande originalité du jeu se révèle au final un handicap plus qu’un atout.
Autre bémol, c’est le manque de « fun ». À l’inverse de son univers esthétique, NIWASHI est très froid. Certes, le jeu est réussi, mais l’impression d’un exercice perdure au-delà de l’expérience. NIWASHI est ainsi excellent dans l’exercice de style, mais du côté du divertissement, il marque franchement le pas.
NIWASHI est un bon jeu, intelligent et ingénieux, à faire découvrir au plus grand nombre.
Cela étant dit, il faut souligner son élégance et sa prise de risque. NIWASHI est un bon jeu, intelligent et ingénieux, à faire découvrir au plus grand nombre et à utiliser pédagogiquement pour apprendre à lire dans les pensées des autres et à décrypter leurs actions. Quand on y pense, le concept est sournois… J’aime plutôt l’idée !

Au Final
Malin! ★★★✯☆
Du coopératif ingénieux et de la communication non verbale subtile, dans un superbe écrin !

