Un Œil sur SYMPHONIMO

Carte d’Identité

2-6 joueurs

8 ans

30 min

15 €

Octobre 2024

Exemplaire Presse

Auteur : Robert Brouwer
Illustrateurs : Dominique Mertens
Éditeur : Studio Stratosphères
Distributeur : Blackrock Games


Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Cartes / Collection

Familial

Une description rapide

Recrutez de nouveaux musiciens dans votre prestigieux orchestre !

Une partie se déroule en plusieurs manches, au sein desquelles les joueurs réalisent successivement une des deux actions suivantes :
– Piocher une carte Musicien pour la positionner, face visible, sous l’un des Chefs d’orchestre mis en place au début de chaque manche (leur nombre est égal au nombre de joueurs). Chaque Chef ne peut recevoir que quatre cartes Musicien.
– Emporter un Chef d’orchestre et récupérer toutes les cartes Musicien qui l’accompagnent pour les classer selon leur type dans leur zone de jeu personnelle. Cette action met un terme à la participation du joueur actif pour la manche en cours.
La manche se termine lorsque tous les joueurs ont emporté un Chef. Les cartes Chef sont repositionnées en vue de la manche suivante.

La partie se termine lorsque la pioche des cartes Musicien est épuisée. Les joueurs encore en lice peuvent alors soit emporter un Chef, soit mettre fin à leur partie. Le décompte final pour déterminer le vainqueur prend en compte :
– Les musiciens seuls (soliste) : 1 point.
– Chaque ensemble de quatre musiciens identiques (quatuor) : 5 points.

Oui ou Non

  • Une direction artistique brillante
  • Un thème intelligent vis à vis du décompte final
  • Un deuxième titre d’une gamme prometteuse, et pour le moment talentueuse
  • Des interactions fortes jouant sur les envies et les aversions des adversaires
  • Un « Stop ou encore » rempli de malice
  • Un jeu extrêmement simple et accessible
  • Un jeu d’ambiance sérieux de part sa subtilité
  • Une mécanique principale déjà vue

Mon Avis

D’un pas discret mais assuré, il semblerait bien que le Studio Stratosphères propose, depuis quelques jours, le deuxième titre d’une gamme. En effet, après VELONIMO, voici SYMPHONIMO ! Il est toujours question de bestioles loufoques, cette fois-ci prenant place dans un orchestre, plutôt que sur une selle de bicyclette. 

Je dois avouer ma frayeur en croyant, à première vue, que VELONIMO avait été porté dans un autre univers. Non, SYMPHONIMO est un jeu à part entière et mécaniquement totalement différent. Le troisième opus de cette série ne me donnera donc plus de sueurs froides. Je suis prévenue et extrêmement curieuse de la suite ! Cela étant dit, les apparences sont trompeuses. Cette petite boîte fait tout comme la première. Et elle aurait bien tort de s’en priver tant son grand-frère est un modèle inspirant. Elle est tout aussi élégante, pratique à transporter, ingénieuse et facile à jouer.

Parlons quelques lignes du travail absolument fabuleux de Dominique Mertens. Dominique, si tu me lis, je suis « fan » ! Quelle classe ! L’association entre naïveté enfantine et charisme de chaque trait est à tomber par terre. En fait, les illustrations des cartes sont si belles que les joueurs n’osent pas sortir le jeu de peur de l’abîmer. Ce serait dommage puisque l’expérience en vaut l’accordéon ! J’assume et revendique cette expression. 

L’association entre naïveté enfantine et charisme de chaque trait est à tomber par terre.

Mécaniquement, SYMPHONIMO est un descendant direct de COLORETTO. Les participants s’affrontent au sein d’un « stop ou encore » et tentent de collectionner des types de cartes, en un seul ou strictement quatre exemplaires. Les options de chaque tour sont simples. Ils peuvent, soit piocher et déposer une carte dans une des colonnes encore disponibles, sous un chef d’orchestre, soit récupérer toutes les cartes d’une colonne, qui ne peut en accueillir que quatre au maximum. C’est tout ! C’est simple comme bonjour et c’est bougrement efficace.

Évidemment, tout l’intérêt du jeu réside dans deux dilemmes. Le premier consiste à savoir dans quelle colonne déposer une carte. Avec quelles autres musiciens l’associe-t-on pour créer le désir ou le rejet des concurrents afin qu’ils prennent ou qu’ils la laissent disponible en vue de la récupérer plus tard ? Sur ce point, l’expérience ressemble assez fidèlement à celle d’un DISTRICT NOIR par exemple. La comparaison est flatteuse mais sincère. Le second dilemme, c’est celui du « j’arrête, je prends et j’assure » ou « je tente ma chance et j’espère ». Celui-ci est tout aussi malicieux.

Son accessibilité est une grande force et s’associe avec grande réussite à une mécanique imparable et une direction artistique impeccable.

Oui, SYMPHONIMO est malicieux et ce n’est pas son décompte de point qui me dira le contraire. Les résultats sont souvent bien pauvres et suscitent autant de rires que de frustrations. L’addiction naît de ces deux éléments et les revanches s’enchaînent à n’en plus finir. Sans être véritablement original, le jeu parvient à être rafraîchissant. Son accessibilité est une grande force et s’associe avec grande réussite à une mécanique imparable et une direction artistique impeccable. Voilà un jeu simple, rempli d’humilité et de fourberie comme j’aime. 

Malicieux ! ★★★★☆



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