
Carte d’Identité

2-5 joueurs

10 ans

30 min

« Draft » / Tuiles

Familial

Mai 2024

35 €

Auteur : Marc André
Illustrateur : Claire Conan
Éditeur : Studio H
Distributeur : Gigamic
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Exemplaire Presse
Une description rapide
Devenez le Seigneur le plus prospère du Royaume !
Une partie est une succession de tours de jeu, composés de quatre phases. Dans un premier temps, les joueurs défaussent la tuile parcelle vide sur la ligne où se situent les Seigneurs. En effet, en début de partie, quatre lignes de tuiles sont constituées au centre de la table et rangées selon l’ordre croissant des numéros qu’elles portent. Puis, dans l’ordre du tour défini par la position des Seigneurs sur la ligne de tuiles Parcelle active (de gauche à droite), les joueurs replacent leur pion Seigneur sur une tuile Parcelle de la ligne suivante (en dessous ou sur la première ligne après résolution d’une carte Évènement) et positionnent la tuile qu’ils viennent de quitter dans leur Royaume, dans la colonne correspondant à son Domaine. Chaque Domaine accueillant une nouvelle tuile permet de réaliser un effet spécial et d’obtenir un revenu dépendant éventuellement de la composition d’autres Domaines. Lorsque tous les Seigneurs ont été replacés, la ligne désormais vide est complétée de nouvelles tuiles toujours classées par ordre croissant. Enfin, à la fin des tours 4, 8, 12 et 16, l’effet de la carte Évènement est appliqué à tous les joueurs.
La partie se termine à la fin du seizième tour de jeu. Les joueurs perdent 10 pièces pour chacun de leurs Domaines sans tuile Parcelle. Le joueur le plus riche remporte la partie.


Oui ou Non

- Une direction artistique risquée et clivante, qui personnellement m’épate
- Un jeu sans fioriture, droit dans ses bottes, sans salade de points finale, aux règles accessibles
- Un ordre de tour déterminé par la puissance des tuiles récupérées, à la manière de Kingdomino
- Une mécanique classique de « draft » de tuiles particulièrement efficace
- Des interactions omniprésentes
- Un jeu d’opportunités à saisir
- Un équilibre parfait entre réflexion et divertissement

- Un thème anecdotique


En Résumé
MIDDLE AGES est une refonte de MAJESTY, édité par Hans im Glück en 2017. N’ayant jamais joué à celui-ci, c’est avec beaucoup de curiosité que je découvre le titre de Marc André, le non moins célèbre auteur de SPLENDOR.
En premier lieu, il faut avouer mon coup de cœur absolu pour sa direction artistique que j’ai découvert lors de sa présentation au Festival des Jeux de Vichy 2023. La grande originalité proposée et la prise de risque lui donnent une véritable plus-value, qui pour moi, semble de plus en plus essentielle afin de se démarquer du nombre de nouveautés actuelles. Certes, l’esthétique ne fera sans doute pas l’unanimité, mais j’apprécie ce côté clivant et engagé, qui se retrouve dans des dessins prenant la forme de mosaïques, très en phase avec le titre et le thème du jeu. De plus, le matériel est d’une très grande qualité et particulièrement bien conçu. Visuellement, le résultat est superbe et les manipulations se révèlent particulièrement agréables. On ressent le grand soin apporté par l’éditeur à ces détails, qui au final n’en sont pas, puisqu’ils participent grandement au plaisir du moment.
On ne va pas se le cacher, le thème passe vite aux oubliettes. Les joueurs incarnent des Seigneurs dans le but de construire leur fief. En réalité, les participants vont surtout « drafter » des tuiles pour les ajouter à leur espace de jeu pour profiter de leurs capacités en fonction de leur type. C’est tout simple, c’est basique, c’est élémentaire, mais c’est d’une efficacité hallucinante. Cette sélection de tuiles reprend le principe magique et génial de KINGDOMINO, à savoir que l’ordre du tour est déterminé par la tuile précédemment choisie et plus elle présente de fortes caractéristiques, plus les joueurs attendront pour se positionner sur la suivante. Le jeu présente donc des interactions fortes sans être agressives, bien que certains effets rentrent quelque peu « dans le lard » des adversaires.
MIDDLE AGES se veut accessible et direct, et ne prend aucun détour pour délivrer du plaisir.
Tout est donc question d’opportunisme pour récupérer le plus de pièces possibles à chaque tour de jeu. Celles-ci représentent la seule et unique source de points de victoire, sans salade ou autre lourdeur de fin de partie. Ainsi, MIDDLE AGES se veut accessible et direct, et ne prend aucun détour pour délivrer du plaisir. Et quel plaisir de revenir à une simplicité si riche, si bienveillante et si droite dans ses bottes. En effet, le jeu est malin sans excentricité, ce qui permet de le proposer à un vaste public, qui sera sans nul doute conquis par cette franchise.
Il n’est pas une aventure extraordinaire, mais se rapproche davantage d’une accumulation de petits bonheurs quotidiens qui font de la vie un beau et tendre chemin.
Cette simplicité et cette sincérité provoquent un moment de bonheur pur. MIDDLE AGES n’est pas du genre à provoquer l’effet « whaouuuu ». Non, il se fait plutôt discret, et procure un immense plaisir avec une grande modestie. Il n’est pas une aventure extraordinaire, mais se rapproche davantage d’une accumulation de petits bonheurs quotidiens qui font de la vie un beau et tendre chemin. Avec son édition absolument impeccable, il épate par son exigence. Quant à sa mécanique, elle n’a pas un cheveu qui dépasse. MIDDLE AGES est un esprit sain dans un corps sain. Il est un superbe jeu de tuiles, jouant l’équilibre à la perfection entre réflexion et divertissement. Je suis conquise.
Au Final
Élégant ! ★★★★✯
Une édition aux petits oignons pour un jeu classique mécaniquement mais extrêmement efficace et plaisant.




