Carte d’Identité

Auteurs : Johannes Goupy & Matthieu Verdier
Illustrateur : Régis Torres
Éditeur : Gigamic
Distributeur : Gigamic

1-5 joueurs

8 ans

30 min

30 €

Septembre 2026

Exemplaire Presse
Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété
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Draft / Cartes / Collection

Familial
Description Rapide

Accompagnez Ulysse dans son périple à travers la Méditerranée, et affrontez les épreuves imposées par les Dieux de l’Olympe !

Posséder plus de points de victoire que les adversaires.

La partie est une succession de tours de jeu durant lesquels le joueur actif réalise trois étapes. En premier lieu, il choisit une carte Épreuve située à l’une des deux extrémités du plateau principal. Dans un deuxième temps, il positionne cette carte sur son plateau Récit, soit dans la colonne correspondant à sa compétence et remporte les gains indiqués en bas de la carte, soit à gauche du plateau et gagne une compétence de son choix ainsi qu’une Faveur d’Athéna. Les cartes Épreuve affichent des gains permettant, la plupart du temps, de progresser sur les pistes de compétences, des décomptes spécifiques de fin de partie et un symbole Épopée. Enfin, à la fin de son tour de jeu, s’il ne reste plus qu’une seule carte Épreuve sur le plateau principal, celle-ci est défaussée et de nouvelles cartes sont mises en place. À tout moment, un participant peut dépenser trois Faveurs d’Athéna pour remporter un Récit (objectif personnel). Ces récits peuvent également être récupérés en possédant quatre Épreuves de type différent. Enfin, lorsqu’un joueur possède un symbole Épopée de chaque type, il s’empare de la première tuile correspondante.

La partie se termine lorsqu’il ne reste plus qu’une carte Épreuve sur le plateau et que la pioche est vide. Les joueurs décomptent alors les points octroyés par leurs cartes Épreuve (si le seuil de la compétence attendue est atteint), par leurs Récits et par leur tuile Épopée pour déterminer le vainqueur.


Oui ou Non

- Un titre propre, honnête et relativement efficace
- Le choix des sélections de cartes entre leur type et les symboles qu’elles portent
- La possibilité de choisir ses objectifs personnels
- De l’optimisation pour toute la famille
- Des parties rapides, fluides, dynamiques
- Le livret de règles documenté sur le périple d’Ulysse

- Une direction artistique bien fade
- Des options tactiques limitées
- De la sélection et de la collection de cartes sans grande fantaisie
- Peu de variété entre parties

Mon Avis
Après AKROPOLIS et LES JARDINS SUSPENDUS, Gigamic continue sur sa lancée historique et propose ODYSSEUS. Puisse ce dernier opus détrôner le premier dans le cœur des joueurs ? C’est ce que nous allons essayer de déceler.
Il est vrai que passer derrière AKROPOLIS n’est jamais facile, d’autant plus quand une excellente extension coopérative vient presque de sortir. Le jeu suivant issu de la même gamme, LES JARDINS SUSPENDUS, en a clairement fait les frais. Même si le jeu n’était pas le plus fascinant et original du moment lors de sa sortie, l’expérience était tout de même tout à fait honnête. Eh bien, ODYSSEUS reproduit un peu ce schéma. Il n’est pas mauvais, mais ne procure pas de sensations marquantes.
Commençons par la direction artistique… À titre personnel, je ne la trouve pas vraiment chatoyante. L’impression est un peu fade, et ce, malgré un plateau principal à double couche totalement inutile. Les petites boîtes en carton accueillant le matériel font le travail et permettent un rangement optimal. Les illustrations des cartes, reprenant tout de même des épreuves mythiques, n’ont pas grand-chose d’épique. C’est terne, c’est triste, et cela ne met pas les joueurs dans le meilleur état d’esprit. L’iconographie, alors qu’elle représente le cœur de la mécanique du jeu, est toute petite. Si c’était encore pour laisser la place à des images absolument fabuleuses, la pilule passerait un peu mieux. Mais ce n’est malheureusement pas le cas.
La mécanique aussi est un peu fade. À tour de rôle, les participants choisissent une carte de l’une des extrémités du plateau de jeu pour l’ajouter à leur espace personnel. Les cartes permettent d’obtenir des points de victoire en fin de partie si le curseur de la même couleur a atteint une certaine case de la piste correspondante. Évidemment, elles donnent, en guise d’effets immédiats, des avancées sur une ou plusieurs autres pistes. Vous ajoutez des objectifs personnels à récupérer et d’autres icônes à collectionner pour une course à l’objectif commun et vous obtenez un jeu sans beaucoup de saveur.
C’est propre, fluide, dynamique, rapide, mais ODYSSEUS manque de fantaisie et d’âme.
Alors oui, c’est propre, fluide, dynamique, rapide, mais ODYSSEUS manque de fantaisie et d’âme. Les tours s’enchaînent un peu mécaniquement, sans grande émotion. Malgré les courses aux objectifs, les joueurs sont un peu dans leur coin à collectionner les symboles et à faire avancer leurs curseurs. Les objectifs individuels manquent de variété et les parties se ressemblent, par conséquent, beaucoup.
C’est bien trop calme pour passionner les foules, alors même que le thème promet une mer agitée et des aventures pittoresques.
Certes, le jeu s’adresse à un public familial souhaitant passer un moment tranquille avec de légères réflexions. Sur ce point, ODYSSEUS réussit son pari. Mais c’est bien trop calme pour passionner les foules, alors même que le thème promet une mer agitée et des aventures pittoresques. De plus, beaucoup de choix se font par défaut. « Une carte verte ou une carte verte ? J’hésite ! » Même si la proposition est honnête, c’est, de mon côté, le moins intéressant des trois opus de la gamme, AKROPOLIS étant très loin devant.

Au Final

Décevant !
De la sélection de cartes et de la collection pour un jeu sympathique, mais qui ne déplace pas des montagnes !

