Got Five !

Auteur : Yoann Levet
Illustrateur : Mathieu Clauss
Éditeur : Blue Orange
Distributeur : Tribuo


2-4 joueurs

8 ans

30 min

22 €

Mars 2026

Exemplaire Presse

Thématique
Esthétique
Complexité
Réflexion
Ambiance
Interactions
Variété

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Déduction / Course

Familial

Identifiez vos numéros secrets !

Être le premier joueur à annoncer ses cinq numéros.

Au début de la partie, les joueurs piochent une tuile de chaque couleur, dont ils ne prennent pas connaissance, et que les adversaires insèrent dans leur plateau personnel par ordre croissant. À tour de rôle, les participants réalisent une des deux actions possibles, après avoir révélé une tuile au centre de la table, et en avoir choisi une parmi celles-ci. Premièrement, il est possible de demander à son voisin de gauche de positionner cette tuile dans l’une des six encoches de son plateau, de façon à conserver l’ordre croissant. La deuxième option consiste à placer cette tuile au-dessus d’une des tuiles secrètes et à demander si les deux tuiles possèdent le même nombre de points. Le joueur actif termine son tour en effectuant des déductions sur sa fiche personnelle.

À tout moment, un joueur peut annoncer, une seule fois dans la partie, connaître ses cinq numéros secrets. Il les annoncent. Il remporte la partie si tous les numéros sont correctement devinés. À l’inverse, s’il est en échec, la partie se termine sans lui.

  • Une édition parfaite
  • De la déduction très efficace
  • Une course rapide, avec l’envie d’y retourner
  • Une mécanique très accessible à destination d’un public très large
  • L’association entre réflexion et hasard bien dosée
  • Une tension remarquable
  • Une impression de retourner à l’école

GOT FIVE est un jeu de déduction, signé Yoann Levet, le spécialiste du genre. Même si, comme moi, vous n’appréciez pas particulièrement ce style de jeu, ne fuyez pas pour autant, vous pourriez avoir une belle surprise.

Déjà, le produit est absolument impeccable. La boîte est chouette, les fiches personnelles sont très claires, les marqueurs proposent une épaisseur de trait parfaite, les plateaux personnels permettent d’accueillir les tuiles de manière stable et sécurisée et les tuiles sont absolument adorables et agréables à manipuler. C’est bien simple, GOT FIVE affiche une perfection éditoriale rare. De plus, avec son « look », à la fois très grand public et branché, il se réclame très universel, et ce, sans savoir où les joueurs se dirigent réellement.

Et même lorsque l’on apprend que le titre est un jeu de déduction pure, surfant sur des concepts mathématiques, et que ces deux caractéristiques sont loin d’être notre tasse de thé, on a tout de même envie de l’aimer ce GOT FIVE ! Il se veut très aguicheur et séduisant. Il est presque irrésistible.

Déjà, il se met davantage à la portée de tous que la plupart des autres jeux de déduction de l’auteur. Il est clairement un cran en dessous et se revendique plus léger. C’est une des raisons pour laquelle je me suis penchée dessus plus attentivement. Ainsi, le plaisir est largement plus accessible. Moi qui suis extrêmement mauvaise en logique, je me sens moins ridicule et humiliée par mes petits camarades qui, d’habitude, me roulent dessus. À l’inverse, les rois de la déduction se sentent certainement un peu trompés par la marchandise, qui ne leur propose pas un défi à la hauteur de leurs attentes.

La mécanique est simple. Les joueurs doivent retrouver les cinq chiffres qu’affichent secrètement leurs cinq tuiles aux couleurs différentes, piochées au hasard en début de partie et classées par ordre croissant par un adversaire. À leur tour, les participants peuvent demander à leur voisin de placer une tuile précise dans leur frise selon sa valeur ou de comparer le nombre de points présents sur une tuile par rapport à une autre de leur frise. C’est simple, c’est malin, c’est intelligent. De là, les concurrents se mettent à barrer rageusement tout un tas de possibilités impossibles avant de faire une seule proposition pour remporter la victoire. GOT FIVE est donc une course, avec sa part de chance et sa dose de réflexion bien dosée.

Les réflexions portent aussi sur les couleurs de tuiles à retourner pour tenter de s’éclaircir quelques pistes. C’est ici que le hasard s’invite au rendez-vous. Mais, étant donné le caractère familial du jeu, il apporte un peu de fun à un titre qui pourrait s’apparenter à un exercice scolaire. C’est d’ailleurs le seul bémol que j’émets, et il est très personnel et n’est pas spécifique à ce jeu, mais à tous les titres de logique et de déduction. J’ai juste l’impression d’être à l’école. Et j’avoue que comme j’y bosse, je suis moyen emballée par le fait d’y retourner dans mes moments de détente.

Excepté cette petite réserve, GOT FIVE est un roc. Il fait tout bien. Même la durée de partie est parfaitement dosée pour que les revanches s’accumulent. Il marquera l’année 2026 à n’en pas douter. D’ailleurs, il fait déjà une entrée fracassante en boutique ludique et possède tous les arguments pour conquérir les rayons des grandes surfaces bien plus généralistes.

Efficace !

Un jeu de déduction familial extrêmement efficace et bien édité !



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